Cinéma… en Lectures n°12 (Septembre 2022)

Pour en savoir un peu plus ou aller plus loin, avant ou après la séance…

CEL n°12 -Le-Portrait-de-Greta-G-et Cine-Club
Le Portrait de Greta G. / Ciné club – Couvertures – Crédits photos : DR

Greta Garbo voit, incognito, Le Portrait de Dorian Gray dans une salle de cinéma à New-York en 1982… Dans Le Portrait de Greta G. la romancière et scénariste Catherine Locandro mêle fiction et réalité pour dresser celui d’une Star internationale. « Elle est une enfant qui refuse de grandir. Une actrice effrayée à l’idée de jouer. Une femme qui se rêve en homme. Une amante qui se défile. Une misanthrope que la solitude terrifie. Elle est le trouble, le clair-obscur, le flottement, l’hésitation, l’énigme, la versatilité. La zone grise. Elle est la poésie même. »
Ciné club, roman de François Souvay. Une « suite de destins romanesques d’acteurs et de réalisateurs qui ne figurent pas dans les histoires officielles (…) mais nous invite aussi à une séance de ciné-club dans un fauteuil, voire à une rêverie pleine de fantaisie sur les mystères du cinématographe ». Mes fantômes et moi de Gabriel Byrne (Excalibur, Miller’s crossing, Usual Suspects). « Enfant introverti, il a tôt trouvé refuge dans l’imaginaire. À onze ans, il répond à l’appel de la prêtrise ». Il aurait pu devenir prêtre ou plombier… « Sa passion pour le cinéma et le théâtre l’encourage à surmonter sa timidité et à s’engager dans une troupe d’amateurs, décision qui change sa vie ». Dans cette autobiographie, le comédien « ne cache rien non plus, malgré une profonde pudeur, de ses dérives, de ses angoisses ni de son addiction à l’alcool ».
Son roman, Seules les bêtes avait été porté à l’écran par Dominik Moll. Cette fois, avec Darwyne, Colin Niel emmène le lecteur en Amazonie et dans un univers fantasmagorique…
Après Maigret de Patrice Leconte, un autre Simenon pour Gérard Depardieu avec Les Volets verts une adaptation du roman éponyme, sur un scénario de Jean-Loup Dabadie, signée Jean Becker, avec également Fanny Ardant et Benoît Poelvoorde.

CiaoViva JLG 01
Jean-Luc Godard – Couvertures – Crédit photo DR

La disparition de Jean-Luc Godard va très certainement donner lieu à la réédition et à la parution de plusieurs ouvrages. Pour l’heure, chez Flammarion et chez L’Harmattan
Suite à la rétrospective du Festival de Locarno et à celle, en cours, de la Cinémathèque française Douglas Sirk, né Detlef Sierck de Bernard Eisenschitz « pour découvrir et redécouvrir ce grand cinéaste qu’était Douglas Sirk, aujourd’hui reconnu comme le maître du mélodrame américain ».
Ce n’est pas une réédition mais la version audio d’un ouvrage de référence sur cette période sombre de l’Occupation et la société de production, Continental Films. Texte de Christine Leteux, préface de Bertrand Tavernier, lu par le comédien Eric Herson-Macarel.
Parution du 1er volume (sur 3) du Dictionnaire enchanté de la musique au cinéma par Thierry Jousse. « Que serait le septième art sans la musique ? Depuis les mariages légendaires entre cinéastes et musiciens (Hitchcock et Herrmann, Leone et Morricone) jusqu’aux chansons de Christophe, de Chet Baker à David Bowie, du cinéma de Clint Eastwood à celui de Claire Denis, des compositions de Georges Delerue à celles de Burt Bacharach, ce dictionnaire aborde le sujet sous tous les angles. »…
On leur doit déjà celles deJean Gabin et de Michel Audiard,Frédéric Pouhier et Susie Jouffa récidivent avec Les Perles de Jean-Paul Belmondo.
Des zombies plus vivants que morts… Les Zombies au cinéma de Joachim Dupuis .« (…) le cinéma leur a donné un corps, une inscription, une identité. Depuis les années 1930, les zombies n’ont pas cessé de crever l’écran. Ils accompagnent le cinéma depuis si longtemps que leur destin est sans doute « scellé » à jamais. Si l’on veut savoir ce qu’ils sont vraiment (au delà des métaphores) et pourquoi tout le monde veut en prendre as part, il faut retourner vers les films fondateurs et l’histoire du cinéma. ». L’auteur a également écrit George A. Romero et les zombies- Autopsie d’un mort-vivant. Zombies ! Une lecture corrompue du cinéma de Karim Charredib. « Cet ouvrage n’est ni un guide ni un dictionnaire de films de zombies. Il se propose plutôt de songer le cinéma par le prisme de ces ombres étranges qui n’ont de cesse de revenir s’entasser dans le champ, de suite en suite, de saga en saga. »
Le collectif Zoom Arrière publie son sixième ouvrage, consacré à Paul Vecchiali. Au menu, treize contributrices et contributeurs, une filmographie, une bibliographie et un entretien exclusif du réalisateur.
Enfin, chez Omaké books, un nouveau volume de la collection Les Archives Visuelles de la Pop Culture, Les affiches du Western de Claude Gaillard (on lui doit notamment Vacances d’enfer (au cinéma). Le Western (hollywoodien et italien) décrypté à travers ses plus belles affiches de cinéma internationales.
Du côté des revues et des magazines

CEL n°12- Cahires-Première
Cahiers du Cinéma / Première – n° septembre

Première a le Schtroumpf à l’âme et schtroumpfé les petits plats dans les schtroumpfs avec une couverture et un dossier qui anticipent la sortie le 14 décembre de « l’événement » de la fin de l’année : Avatar la voie de l’eau, de James Cameron, 13 ans après le 1er volet. Le mensuel s’intéresse également au phénomène Everything Everywhere All at Once de Daniel Kwan et Daniel Scheinert, à Blonde d’Andrew Dominik, présenté à Venise mais qui ne sortira pas dans les salles françaises, et à la guerre des séries fantasy qui oppose House of the Dragon au Seigneur des anneaux : Les Anneaux du pouvoir. Le magazine a rencontré Gilles Lellouche (Kompromat), Romain Gavras (Athéna) et Roschdy Zem (Les Enfants des autres). On apprend également qu’il sera bientôt possible de dessiner librement des petits Mickey puisque le copyright de la petite souris tombera dans le domaine public en 2024 ! Mais attention, pas n’importe comment : une voix, un vêtement ou un accessoire rappelant une utilisation antérieure et c’est un risque de gros ennuis juridiques avec Disney.
Une autre nuance de Schtroumpf
en couverture du n°790 des Cahiers qui se penche sur un autre blockbuster, « celui de l’été », Nope, de Jordan Peele, lequel s’est confié au mensuel. Parmi les autres entretiens : Emmanuel Mouret et Sandrine Kiberlain (Chronique d’une liaison passagère), João Pedro Rodrigues (Feu Follet) et Joe Dante. Le dossier du mois est lui consacré à Douglas Sirk (Hans Detlef Sierck) auquel la Cinémathèque française consacre une rétrospective.
C’est également Douglas Sirk qui est à l’honneur dans l’important dossier de
Positif, qui publie notamment un long entretien avec le cinéaste (1978). Les trois films « en vedettes » sont des sorties cannoises pour lesquelles le mensuel a également rencontré la réalisatrice et les réalisateurs : Alice Winocour (Revoir Paris), Jean-Pierre et Luc Dardenne (Tori et Lokita), Saeed Roustaee (Leila et ses frères).4

CEL n°12-Athena-Blonde
Les deux couvertures de Cinéma Teaser – Septembre 2022

A contre-courant, comme à son habitude, Sofilm raconte cette fois une histoire belge, mais pas n’importe laquelle puisqu’elle concerne Jean-Claude Van Damme qui pourrait bien faire son retour à l’écran. Outre JCVD, Sophie Marceau, Marina de Van, Cristian Mungiu et Ruben Östlund se sont confiés au magazine. Connaissez-vous Amorgos, petite île des Cyclades ? Oui ? Non ? Très probablement oui, puisque Le Grand Bleu y a été tourné. Sofilm nous y emmène faire un tour et, par ailleurs, consacre son dossier au Grand Paris « voué à rebattre les cartes entre la capitale et sa banlieue. Ceux qui ont filmé certaines villes ou quartiers loin des clichés associés au « film de banlieue » racontent leur expérience dans cet espace fantasmé ».
Il est beaucoup question de films de plate-forme (
Athena, Blonde) et de séries (House of the Dragon, Star Wars, Les Anneaux de pouvoir, Les Papillons noirs) au sommaire de Cinéma Teaser, mais aussi, comme à l’accoutumé, beaucoup de rencontres, dont Romain Gavras et son chef opérateur Matias Boucard (Athéna), Andrew Dominik (Blonde), Olivia Wilde, la réalisatrice de Don’t Worry Darling, Lola Quivoron (Rodéo), le directeur de la photographie Hoyte Van Hoytema et le compositeur Michael Abels (tous les deux pour Nope).
La Septième Obsession s’est posée la question : « Quelles sont les plus belles nuits du cinéma ? » Réponse en 101 films, parmi lesquels E.T., Mulholland Drive, Eyes Wide Shut, Drive, Mon voisin Totoro, Le Tombeau des lucioles, La Nuit américaine, Stranger Things, Batman, La Dolce Vita, Blade II, La Nuit du chasseur…
Bonnes lectures ;o)

Extraits ou bandes-annonces

Le Portrait de Dorian Gray d’Albert Lewin
Excalibur de John Boorman
Miller’s crossing des frères Coen
Usual Suspetcts de Bryan Singer
Maigret
de Patrice Leconte
Les Volets verts
de Jean Becker
Avatar la voie de l’eau de James Cameron
Everything Everywhere All at Once de Daniel Kwan et Daniel Scheinert
Blonde d’Andrew Dominik
Athéna de Romain Gavras
Kompromat de Jérôme Salle
Les Enfants des autres de Rebecca Zlotowski
Nope de Jordan Peele
Chronique d’une liaison passagère d’Emmanuel Mouret
Feu Follet de João Pedro Rodrigues
Revoir Paris d’Alice Winocour
Tori et Lokita de Jean-Pierre et Luc Dardenne
Leila et ses frères de Saeed Roustaee
R.M.N. de Cristian Mungiu
Sans filtre de Ruben Östlund
Le Grand bleu de Luc Beson
Don’t Worry Darling d’Olivia Wilde
Rodeo de Lola Quivoron
Philippe Descottes

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s