Cinéma / …je me souviens de Burt Reynolds, Star des années 1970/ 80.

Je me souviens de Burt Reynolds, comédien, producteur et réalisateur qui vient de décéder ce 6 Septembre 2018 , à l’âge de 82 ans, consécutivement à un arrêt cardiaque dans une clinique de Floride …

Je me souviens que c’est le film Délivrance (1972) de John Boorman qui l’a fait découvrir par le grand public et l’a élevé au rang de star , et devint dans la foulée  à la fin des années 70 le leader du box -office  durant plusieurs années, multipliant les  succès populaires …

Je me souviens qu’avant d’en arriver là , c’est dans le Michigan à Lansing , le 11 Février 1936 qu’il verra le jour , puis sa famille s’installera en Floride où le jeune Burton Léon Reynolds Jr,  fera ses études et sera de l’équipe Junior de football Américain. Mais sa passion qui le destinait  à devenir footballeur , verra son rêve se briser consécutivement  à des blessures et accidents …

 But Reynolds  dans Délivrance de  John, Boorman  (Collection Christophel)

Je me souviens que c’est au collège de Palm Beach où il poursuit ses études au cours desquelles qu’il dit avoir rencontré son « mentor » en la personne de Watson Duncan son professeur qui lui découvre un  « don » pour la comédie et le pousse sur les planches . . A la fin des années 1950 , les choses vont se précipiter : premières récompenses et les propositions se succèdent . Mais Burt,  hésite à franchir le pas, et tergiverse …

Je me souviens qu’il multiplie alors les petits boulots:  livreur , docker , ou  cascadeur … pour une émission de télévision en direct. C’est finalement cette expérience de télévision alors en pleine expansion qui lui amènera d’autres propositions , notamment via des rôles dans les séries ( River Boat , Blue angels …Gunsmoke ) , puis se succéderont propositions pour les films à petits budgets , notamment les Westerns dont Navaja Joe ( 1966) et Les Cent Fusils de Tom Gries /1969 …

  • Je me souviens que , l’impulsion donnée par les multiples apparitions dont certaines remarquées , lui vaudra de se retrouver sollicité pour des productions plus importantes …et c’est la sollicitation de John Boorman réalisateur devenu prestigieux ( Le point de non retour / 1967, Duel dans le Pacifique / 1968 , Léo The Last / 1970 …) qui le sollicite pour son nouveau film : Délivrance , pour y rejoindre le casting aux côtés de John Voigt et Ned Beatty..

    Burt Reynolds dans : Smoky and the Bandit/1970 ( Crédit Photo : Art Zélin/ Getty Images )
  • …Je me souviens de l’expédition d’un week-end en canoe de quatre hommes d’affaires d’Atlanta dans les montagnes des apalaches pour la descente d’une rivière. Cette région destinée a être recouverte suite à la construction d’un barrage . L’aventure conçue par le groupe comme un hommage à une nature défigurée par la modernité, va devenir cauchemardesque. Au cœur de la nature sauvage où la violence des comportements humains se dévoilent . Burt Reynolds y fait merveille en tireur à l’arc,  idéaliste et dominateur que la violence et la blessure vont ramener, question de survie , à réviser son comportement méprisant..

Je me souviens que le succès du film le propulse du jour au lendemain au rang de star Mondiale. Dès lors les films et les succès s’enchaînent . Les Bootlegers de Jospeh Sargent (1973) , Le fantôme de Cat Dancing de Richard C .Sarafiann (1973) , Plein la gueule de Robert Aldrich ( 1974) , Enfin l’Amour de Peter Bogdanovitch (1975),  La cité des dangers de Robert Aldrich (1975 ) , La dernière folie de Mel Brooks ( 1976 ) . Le succès au rendez-vous , incite même à le faire passer derrière la caméra ( Suicidez -moi docteur / 1978) . Il devient leader du box office Us…

Je me souviens qu’il alternera alors dans les deux registres , multipliant les projets , films à vocation populaire et films plus ambitieux. Il se tourne aussi vers la télévision qui le vit débuter pour des réalisations et prestations qui contribueront à entretenir sa popularité . Le public le suit en Justicier de Miami (1985) qu’il réalise ou en séducteur ( l’homme à femmes de Blake Edwrads / 1983 ) . Sa célèbre moustache et son corps viril et musclé, séduisent aussi le public féminin, pour lequel il se dévoilera encore un peu plus , dans le magazine , Cosmopolitan…

But Reynolds ( au centre ) dans Boogie Nights – Crédit Photo : Metopolitan filmexport-

Je me souviens que ça suscitera le scandale et certains ne manqueront pas de critiquer  dans la foulée aussi , certains de ses choix , lui renvoyant  ses refus de certains propositions           ( d’ incarner James Bond ou le Han Solo de Star Wars ) et l’opportunité qui lui était offerte de diversifier sa palette de « héros populaire »…

Je me souviens que c’est à la fin des années 1980 que la multiplication de ses prestations dans les productions populaires finira par s’essouffler , faute de renouvellement et le public se lassant quelque peu , il se tourne vers la télévision où il avait débuté pour être présent dans des séries ( Beverly Hills, King of Jazz, Sybill …) ou y réaliser des téléfilms …

Je me souviens que c’est à la fin des années 1990 qu’en parallèle de son travail à la télévision, et sorti de quelques déboires financiers, il revient au cinéma ( Strip Tease d’Andrew Bergman et Mad Dogs de Larry Bishop ). Et surtout lui offrira  l’opportunité , en la personne de Paul Thomas Anderson avec Boogie Nights ( 1997 ) d’un autre des beaux rôles qui ont jalonné sa carrière . Il y incarne ‘un réalisateur de films X qui lui vaudra de rempoter le « golden globe » de meilleur comédien.

Je me souviens que son activité cinématographique , compliquée par des ennuis de santé ne verra plus  les propositions affluer à partir des années 2000 , sinon des propositions de « remakes » évoquant sa gloire passée comme le Shérif, fais-moi peur de Jay Chandrasekkhar ( 2005) envoyant au Cours après-mois shérif réalisé par Hal Needham en 1977 dont il était le héros . Petits rôles à  la télévision et au cinéma lui permettront de continuer  à rester dans la mémoire de ses fans , qui, aujourd’hui le pleurent , et auront toujours grâce à la magie du cinéma , la possibilité de voir et revoir ses films en Dvd, à la télévision , ou, en reprise dans les salles …

(Etienne Ballérini )

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