Cinéma / UNDER THE SILVER LAKE de David Robert Mitchell.

Sélectionné en compétition officielle au Festival de Cannes  en Mai dernier ,  évoque  la « faune »  du Los Angeles de la « Gentrification  » et son occupation de l’espace culturel .  Humour, suspense , clins-d’oeils , clichés  et satire  sous le scalpel  d’une mise  en scène aux accents surréalistes . ..

 Andrew Garfield  dans une scène du film ( Crédit Photo : Le Pacte distribution )

Le cinéaste et Scénariste Américain  ( The  Myth of the American Sleepover / 2010  et  It’s Follows / 2014 , sélectionné à la semaine de la critique) dont c’est les troisième long métrage avait pour la première fois les honneurs de la compétition  Cannoise . La première séquence nous prévient par une inscription qu’un mystérieux tueurs de chiens rode dans la ville , et les scènes suivantes embrassant les pas de Sam ( Andrew Garfield ) dans la bonne ville de Los Angeles , où il se trouve dans une situation assez compliquée : sans travail, sans argent et en voie d’expulsion de son appartement. Heureusement il lui reste ses rêves et ses passe-temps qui le mobilisent en observant à la jumelle ses jolies voisines et leurs «  toutous » , dont cette nouvelle Sarah   ( Riley Keough) avec laquelle une petite aventure va se concrétiser . Mais voilà qu’un jour elle disparaît mystérieusement et il décide de partir à sa recherche. Au cours de celle-ci , il va se retrouver plongé dans une sorte de labyrinthe de situations mystérieuses et parfois cocasses , où s’enchaînent disparitions et ( ou) meurtres mystérieux baignant dans une atmosphère poisseuse de scandales divers et autres machinations diaboliques. Le mise en scène et le récit , y aidant , qui se gardent bien de donner au spectateur quelques clés . Car dans cette enquête aventureuse dans laquelle s’enfonce Sam,  on y croise tout une « gentry » emblématique . Celle représentative d’une mode de vie et d’une culture dans laquelle elle s’engouffre dans le rêve et les promesses vantées par la publicité . Geeks et autres hipsters de la haute en possédant les codes mystérieux ( message subliminaux des pubs ) qui leur permettent de régner en maîtres et de perpétrer leurs méfaits . Tout un festival de signes et de références y passe ( littérature , bandes dessinées, musique …) , et le cinéma bien sûr dont sa mère est « fan » des films de Janet Gaynor . On s’y perd un peu dans cette profusion comme Sam dans l’enquête que toutes ses références en forme de surenchère font rebondir dans une sorte de rêverie de citations qui ne font qu’amplifier le mystère . Celui-ci en effet semble se diluer , où s’amplifier , dans une certaine propension ( volontaire ? ) addictive de Sam aux stupéfiants. L’énigme du Silver Lake semble rester suspens …et se noyer dans les brumes du cerveau en apnée de Sam cherchant sa voie dans une société où il est en train de perdre le contrôle de sa vie , et de son avenir…

(Etienne Ballerini )

UNDER THE SILVER LAKE  de David Robert Mitchell – 2018- Durée: 139 Minutes

AVEC:  Andrew Garfield, Riley Keough,Jimmi Simpson, Topher Grace, Zosia Mamet , Riki Lindhome , Callei Hernandez….

LIEN : Bande-Annonce  du  film : Under The  Silver Lake  de David Robert Mitchell

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