Livre / L’arbre philosophe

Connaissez-vous Luciano Mélis ? C’est un esprit curieux de tout qui fait florès de toute forme de connaissances et qui retransmet toutes ses appétences dans son domaine professionnel, l’édition.

Les éditions Mélis ont pour champ tout ce qui anime, motive, Luciano.
 Ainsi le roman policier, la science fiction, la poésie, les biographies, l’art contemporain, l’histoire, voir la préhistoire, la cuisine, que sais-je ? http://www.editionsmelis.com Il consacre une biographie à son héros Garibaldi ainsi qu’au poète Jean Orizet… Bref, un humaniste doublé de ce qu’on appelait au XVIIème siècle un « honnête homme ».
Il aime à nous faire partager ses passions, ses jardins secrets. Il vient de publier aux Presses du Châtelet, comme un choeur de courts textes, de poèmes, d’aphorismes autour de l’arbre, où Montaigne rencontre Victor Hugo, Jules Renard cotoie Italo Calvino… Plus qu’une anthologie, c’est une promenade ombragée. Si c’était une musique, cela serait le thème « Promenade » des « Tableaux d’une exposition » de Moussorgski.
Cet ouvrage est préfacé pae Pierre Rabhi Pierre Rabhi, un essayiste, agriculteur bio, romancier, écologiste et poète français, fondateur du mouvement Colibris.
Mais, si je puis dire, avant de vous de l’intérieur de l’ouvrage, j’aimerais vous parler de l’extérieur de l’ouvrage, vous parler de la forme avant le fond. « C’est peut-être un détail pour vous/Mais pour moi ça veut dire beaucoup. »

En effet ce livre se présente dans un format de petite taille, il est relié, sa jaquette est de couleur vert sombre, dés qu’on l’a en main, on a un « bel objet » : on sent que l’auteur a eu à coeur le fait que le lecteur un setiment de plaisir avant que d’entrer dans le vif du sujet. On croirait presque avoir un livre de prières en mains, prière à l’arbre, bien sûr..
Avez -vous déjà vu un arbre? N’avez-vous pas été impréssioné par ce tronc solide et puissant, les branches qui, même dénudées, conservent leur majesté, être saisi par le vertige quand on sLe dernier arbre,’était un cèdre du Liban devant la chambre du centre de convalescence où onge jusqu’à quelle profondeur ses racines peuvent s’enfouir?
Le dernier arbre dans ma mémoire, c’était un cèdre du Liban dans la chambre d’un centre de convalescence il y a quelques années. C’était en mai, la nuit j’ouvrais ma fenêtre, je me tenais sur le petit balcon de ma chambre et je lui parlais. C’est con, non?
Ce livre est une incitation à la rêverie, à la méditation, une mise en pages, en feuilles, de l’adage latin « festina lente », « hâte-toi lentement ».
« J’aime appuyer ma main sur le tronc d’un arbre devant lequel je passe – non pour m’assure de l’existence de l’arbre, dont je ne doute pas- mais de la mienne » (Christian Bobin)

Vous trouverez cette pensée et tant d’autre vous incitant à la reflexion, à l’humilité, dans ces quelques deux centaine de pages de ce petit livre précieux – et rare.

Jacques Barbarin

L’arbre Philosophe Luciano Melis Presses du Chatelet.

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