René Vietto, la légende de l’homme de bronze / Projet à soutenir

Je profite de ce blog dans lequel j’écris pour vous présenter un projet personnel. Je me suis lancé dans la réalisation d’un documentaire d’histoire et de sport, sur un homme singulier et unique, René Vietto, malheureusement trop méconnu.
Afin de le mener à bien, j’ai engagé un financement participatif auquel tout le monde peut participer : https://fr.ulule.com/rene-vietto/

La bande annonce est ici :
https://vimeo.com/255301163

J’ai passé toute mon enfance au Cannet-Rocheville, une petite ville des Alpes-Maritimes, où j’ai commencé à pratiquer le cyclisme en compétition. Ma première course fut le Souvenir René Vietto. À cette époque, je ne savais pas qui était ce cycliste.

En 2015, lorsque je travaille à l’écriture du livre Sport&Cinéma, je retombe sur l’histoire de René Vietto en me plongeant dans les petites et grandes aventures cyclistes qui avait été adaptées à l’écran. Je découvre un jeune Cannois de vingt ans, en pleurs sur un muret d’une route des Pyrénées en 1934. Des larmes qui sont entrées dans l’histoire et dont l’histoire du Tour de France se souvient encore. Puis, je m’aperçois qu’il fait la une des journaux et des magazines de 1935 à 1948, qu’il était aussi connu qu’une vedette de cinéma. Que l’écrivain Louis Nucéra lui a consacré un livre « Le Roi René ». Qu’on le surnomme le Roi des montagnes. Ses cendres ont été dispersées au-dessus de Nice dans le col de Braus où une stèle a été installée en souvenir.

Je dévore alors le récit de ses épopées dans les montagnes au-dessus de Nice, dans les Alpes, son arrivée victorieuse à Cannes en 1934, sa ville. Je glane ces informations dans différents ouvrages, me composant un récit de légende morcelé, fascinant par ses zones d’ombre qui en augmentent d’autant le mystère.

Les histoires des exploits cyclistes aiment à se raconter, à être déformées, amplifiées, dramatisées… C’est ainsi qu’ils sont les plus beaux car c’est ainsi que les légendes se bâtissent et l’histoire du cycliste René Vietto est certainement plus belle à raconter que dans la réalité. C’est une passionnante aventure sportive et humaine traversant une époque pleine d’espoirs (les années 1930), puis de désillusion et de tragédie (1939-1945) et connaissant enfin un renouveau (l’après-guerre). Classique narration, de la naissance d’un champion à qui le titre suprême (victoire au Tour de France) échappa toujours, jusqu’à sa chute, avec ses rebondissements, ses duels, ses fulgurances, la guerre, ses exploits, ses défaillances et ses drames familiaux…

Vietto symbolise ce basculement de la France dans la deuxième partie du XXème siècle. S’il était l’espoir d’un peuple dans les années 1930, il est le symbole d’une génération sacrifiée après 1945 avec notamment son nouvel échec à remporter le Tour en 1947. De l’histoire, de ce gamin en pleurs sur les bords d’une route d’un col des Pyrénées en 1934 à ses échappées flamboyantes dans les lacets de cols alpins en véritable esthète du pédalier… Son charisme et ses exploits font rêver les nouveaux champions d’après-guerre comme Louison Bobet, Raphaël Geminiani et même Jacques Anquetil.

Pourtant, il reste encore un coureur énigmatique, à part. Unique. Et si Vietto était avant tout un mythe que l’on se régale à conter ? Dans L’homme qui tua Liberty Valance (1962), John Ford réussit la plus belle des démonstrations sur la construction du mythe américain : « When the legend becomes fact, print the legend ! »

Parce que le Tour de France dans les années 1930-1940 pouvait ressembler à un paysage de western et le cycliste Vietto en être son plus magnifique maverick (franc-tireur). Mon documentaire, Vietto, la légende de l’homme s’aventurera sur un chemin singulier entre le biopic et le « monumentaire », entre l’enquête personnelle et le conte expérimental, entre les témoignages passés et présents. Un film qui évoque la légende dans une forme singulière, explorant ce qui construit les légendes dans nos imaginaires. Selon la définition du Larousse, une légende est un « récit à caractère merveilleux, où les faits historiques sont transformés par l’imagination populaire ou l’invention poétique. »

Sur ce chemin, je suis aidé par le grand auteur de bande dessinée LAX dont le crayon viendra s’inscrire sur l’écran, sur ces images et ces photos pour imaginer ces moments incroyables pendant que nous écouterons les récit épiques de cette période. LAX a déjà dessiné dans de nombreux albums (L’Aigle sans orteils, Pain d’alouette) ces pionniers du vélo.

Pour moi, raconter cette histoire est dans la continuité de ma démarche artistique, ayant souvent cherché par mon travail (photographique, vidéo) à parler d’un passé qui aide à vivre le présent. Le film collera au plus près de cet homme qui n’a eu de cesse de surprendre et de ne jamais prendre le chemin de la gloire qui lui était tout tracé.

Laisser surgir la fiction dans la réalité.
Rêver à ces lieux où tout s’est déroulé.
Laisser l’imagination faire son travail
Raconter une histoire

Ecouter ces mots qui racontent.
Recomposer une histoire avec ses images d’archives.
Et imaginer les images manquantes.
Dans les décors réels.

Vietto, la légende de l’Homme de bronze sera ainsi un portrait personnel et singulier.

Jusqu’au 8 mars, vous pouvez le soutenir ici et formez ainsi le plus grand peloton possible : https://fr.ulule.com/rene-vietto/

 

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