On ne peut pas oublier Compay Segundo

L’un des artistes, les plus emblématiques de Cuba au 20ème siècle est sans doute le grand chanteur et compositeur, Compay Segundo (né Francisco Repilado) qui a attendu ses 90 ans pour une reconnaissance internationale quand le groupe Buena Vista Social Club a fait un tabac dans le monde entier et bien sûr  avec le titre Chan Chan qu’interprète Compay Segundo. Avec lui, l’empreinte  culturelle de la  musique cubaine reste indélébile et, depuis son décès en 2OO3, c’est son fils Salvator qui a repris le flambeau. Il était avec le Grupo Compay Segundo, l’invité de All That Jazz (1) au Cap cinéma de Cagnes sur Mers dans les Alpes Maritimes.

Image émouvante au défilé sur grand écran derrière le groupe de musiciens, des photos de Compay Segundo. L’élégance de l’homme est reconnaissable, du chapeau blanc au costume de la même couleur se détache sa guitare légèrement décalée de sa poitrine, comme s’il ne voulait pas froisser son petit gilet. Pendant ce concert , on écoute bin sûr sa musique mais on reste attaché à son personnage par cette projection photographique. Une émotion partagée aussi pendant chaque concert par son fils contrebassiste, Salvador Repilado.

Salvador Repilado : C’est normal, j’ai joué 20 ans à ses côtés, je le suis toujours, j’ai l’impression qu’il joue avec nous, j’ai toujours le regard fixé vers le chanteur à la même place qu’occupait mon père

JPL : Est ce que votre père représente toujours une image forte de la musique à Cuba ?

Salvador ; C’est la figure emblématique de notre musique, c’est rare de ne pas voir un groupe reprendre une partie du répertoire de Compay. En fait, c’est lui qui a permis le développement de ce patrimoine culturel…bien sûr, il ‘est pas le seul, mais son empreinte est très forte, c’est une musique de Racine, ça touche toujours le cœur des gens car, il est aussi l’homme qui aimait la vie,  quelque soient les circonstances.

 

JP L : Pour un touriste qui va dans votre pays, il a l’impressions  que la musique adoucit les difficultés de la vie au quotidien.

Salvador : Le peuple cubain se contente souvent de peu de choses  et, en fait beaucoup de gens sont très heureux d’être là, c’es vrai, c’est un peuple inventif, il n’est pas rare de voir un musicien jouer seul sur un rocher sur le Malécon sans oublier les  nombreux bals u au file de la soirée, des musiciens viennent faire le bœuf.

JPL :

Quels sont les difficultés dans votre travail quand on est fils d’un monsieur qui a tellement composé   ?

Salvador : c’est difficile mais notre rôle, c’est surtout véhiculer l’œuvre de mon père, il y a beaucoup de chansons inédite qu’il n’avait jamais chanté , j’espère que s’il l’entend, il ne sera pas trop déçu (rires)

Dans ce travail d ‘arrangement, le maître d’œuvre est le guitariste Félix Mart?

compagnon inséparable de Compay Segundo  et son fils, c’est ce dernier qui lui a offert la fameuse « harmonico »?, la guitare à 7 cordes créé par son père; LE Grupo Compay Segundo a repris sa route vers d’autres scènes, celles qui attendent le Chan Chan de celui qui fumait son cigare sur le Malécon et qui aurait 110 ans et qui disait à un journaliste  » les femmes sont ma source d’inspiration, sans femme, il n’y a rien mais je n’aime qu’une seule femme à la fois!

JEAN PIERRE  LAMOUROUX

 

 

 

 

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