Cinéma / Arte Mare (Bastia) : Rencontre avec Léa Maurizi et Justine Gorriz

ARTE MARE 2017 - Léa & Justine
Léa Maurizi et Justine Gorriz – Crédit photo : Ilona Codaccioni – Arte Mare 2017

Léa Maurizi et Justine Gorriz ont rejoint l’association Arte Mare il y a un peu moins d’un an. Arrivées presque en même temps, à une semaine d’intervalle, elles sont les deux cofondatrices de la compétition des écoles de cinéma et vivent leur 1er festival Arte Mare. Rencontre :

Comment vous est venue l’idée d’une sélection (et d’une compétition) des courts métrages d’étudiants méditerranéens ?
« On avait une vision globale du Festival. On s’est dit qu’il fallait l’ouvrir encore plus à la jeunesse et encore plus à la Méditerranée. Quelle était la cible ? Quelles étaient les personnes les plus intéressées ? Les jeunes cinéastes qui cherchent à présenter les films dans les festivals. Pourquoi pas créer une compétition aux cinéastes de demain, et par conséquent aux étudiants ».

Avant de rejoindre l’association Arte Mare, quel a été votre parcours ?
Léa Maurizi : « J’ai suivi une ecole de commerce avant de me lancer dans l’entreprenariat. Puis, j’ai repris mes études et suivi une formation de scénariste au Canada. »
Justine Gorriz : « J’ai suivi des études de Droit. Là, je prépare un Master Droit des médias et de la communication avec le but final de devenir journaliste. Dans l’association, je suis arrivé comme stagiaire communication et j’ai rapidement rejoint Léa pour la Sélection des courts ».

Sans expérience, vous arrivez avec ce nouveau projet. Ce n’était pas gagné d’avance…
« Jusqu’à présent, il y avait trois compétitions. Celle ouverte aux longs métrages méditerranéens, celle des films corses depuis dont c’est la troisième année, et les courts métrages méditerranéens. C’était à propos de cette dernière compétition qu’il y avait des interrogations. Il y a déjà d’autres festivals du court à Bastia et en Corse. Avec Arte Mare, c’était un peu redondant avec des films qui pouvaient passer deux fois au cours d’une même année. Il y avait donc une opportunité… mais nous savions qu’il n’y aurait pas de budget ».

Et cependant…
« Nous sommes quand même parties sur ce projet des écoles de cinéma… et sans budget ! »

Aviez-vous déjà des contacts avec ces écoles  ?
« Pas vraiment. On les a démarchées. Bien sûr, on en connaissait déjà certaines de réputation. On a cherché le nom d’autres. On a envoyé des mails, on a inscrit le festival sur des plate-formes comme Film Freeway qui recense les festivals et les concours de scénarios internationaux. Elle est ouverte aux étudiants mais également à tous les cinéastes ».

On peut supposer une certaine angoisse qu’il y ait peu de retours…
« On avait quand même un peu d’inquiétude au départ. La peur de n’avoir que deux ou trois films…En fait, avec les écoles que nous avons démarchées et la plate-forme, on a reçu une centaine de courts. Pour la sélection elle-même, il y avait d’abord les critères à respecter : pays méditerranéens, film d’une école de cinéma. Il fallait également que les étudiants soient en dernière année ou diplômés depuis quelques mois. On a ainsi reçu des candidatures des Etats-Unis, de Chine ou d’Inde, donc des films qui ne pouvaient pas être retenus. Après, on a visionné les films, pays par pays. Il fallait en retenir un. Un choix difficile dans certains cas. Pour l’Espagne par exemple, trois films nous plaisaient vraiment. »

En regardant la programmation on s’aperçoit que plusieurs films dépassent les 15 minutes voire même atteignent 20 minutes…
« La seule contrainte que nous avions était une tranche horaire de deux heures maximum. En faisant un rapide calcul, on est arrivées à une moyenne de 15 minutes. Pendant la sélection nous nous sommes aperçues que la majorité des films avait cette durée ou la dépassait ».

Pour cette première avez-vous eu la possibilité de faire venir les réalisateurs ?
« Compte tenu des contraintes budgétaires, il n’était pas possible d’inviter les réalisateurs. Cependant sur les sept films en compétition, 5 étaient représentés. Les réalisateurs ou une bonne partie de l’équipe sont venus. Un pays n’a pas pu venir pour un problème de visa et un seul n’a pas fait de démarche par venir« .

Même si cela est encore un peu tôt, avez-vous déjà des retours ? Quel est votre sentiment après cette première compétition ?
« Suite aux conversations que nous avons pu avoir avec des spectateurs, les premiers échos semblent très positifs. L’une des membres du jury, Responsable du service cinéma et audiovisuel de la Collectivité Territoriale de Corse (ndlr : Yolaine Lacolonge) a souhaité à ce que les sept courts soient pris par la Cinémathèque de Corse. Par ailleurs, nous avons désormais établi un contact avec les écoles de cinéma. Les réalisateurs présents sont enchantés et, entre eux, ils se sont très bien entendus. Après cette première expérience, on peut penser que le bouche à oreille sera bénéfique pour la suite… »

Remerciements à Léa et Justine pour leur disponibilité, leur gentillesse et leur sincérité.

Entretien réalisé le lundi 9 octobre au Théâtre de Bastia (35e édition Arte Mare).

Philippe Descottes

La 1ère compétition des Ecoles de Cinéma

Le site officiel Arte Mare

 

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