Cinéma / Disparition : Martin Landau figure populaire de la télévision et du cinéma..;

Du petit au grand écran , de petits en grands rôles il a inscrit au fil des années sa présence devenue familière et inoubliable . Dans les foyers où la télévision et les séries séries qui rendent sa présence quasi quotidienne, et dans les salles de cinéma où il se multiple dans les productions les plus diverses des grands ou petits maîtres . Un carrière de plus de soixante ans qui a pris fin . Il est décédé à l’âge de 89 ans.

Martin Landau au Festival de Toronto en 2006.

Né en 1928, dans le quartier de Brooklyn de New-york . Après avoir travaillé comme dessinateur pour le Daily News pendant plusieurs années , grand amateur de cinéma dont il découvre les films en admirateur de nombreux comédiens , dont Chaplin l’idole de son enfance , il finit par se diriger vers une carrière cinématographique et postule pour l’initiation et la formation au célèbre studio de Lee Strasberg . Passe par des expériences de scène , puis se tourne vers le grand et le petit écran . Le grand écran il y débute en 1959 dans trois productions signées Lewis Milestone, Georege Marshall et Alfred Hitchcok. C’est la mort aux trousses du grand Alfred qui le propulse. Il s’y fait remarquer en exécuteur des basses œuvres de James Mason . Suivront d’autres petits et grands rôles pendant soixante ans et des dizaines de productions les plus diverses sur lesquelles on reviendra . Car c’est aussi la télévision débutante d’alors  qui multiplie les « accroches » pour rivaliser avec le cinéma , qui va faire appel à lui …et le propulser vers la notoriété mondiale ….

Martin Landau et Woody Allen

La même année que ses premières expériences cinématographiques, le petit écran lui en réserve deux autres avec deux séries dont le nom est désormais dans toutes les mémoires : Twilight Zone et Les incorruptibles . Suivront Au nom de la loi, Au delà du réel, Des agents très spéciaux entre ‘autres dans lesquelles il figure . Avant que n’arrive en 1966 celle qui fera sa renommée mondiale , Mission impossible,   le propulsant  au rang de star TV . Dans le rôle de Rolland Hand qui multiplie les déguisements , il est à l’aise et fait mouche auprès du public pendant trois saisons ( 1966-68) qui lui vaudront la reconnaissance de la critique et de la profession (  Emmy Awards et Golden globes en 1967 et 1968 ) . Mais le désaccord sur l’alignement de son salaire avec la nouvelle star ( Peter Graves )  , le rend furieux et il quitte la série … s’exile en Angleterre pour y jouer dans Cosmos 1999 avec sa femme Barbara Bain pour deux saisons ( 1975- 76 ) . Juste avant il a le temps d’apparaître dans un épisode de Colombo et dans un téléfilm Chantage à Washington de Steven Spielberg ( 1973) . D’autres séries ( Prisonniers du temps , La cinquième dimension , Portés disparus , Entourage… ) suivront ainsi que des télé-films comme Jospeh de Robert Malcom Young (1999) ,ou Warren Jeef , le gourou polygame de Rulon jeffs ( 2014 )

Johnny Depp et Martin landau en Bela Lugosi dans Ed Wood de Tim Burton

Au cinéma parallèlement sa carrière se poursuit au gré des projets et des choix des cinéastes qui utilisent sa présence physique le plus souvent dans des seconds rôles dont il sait à merveille se servir pour s’imposer dans les face à face avec les stars du moment. Dans les années Soixante / Soixante Dix , ce sont les superproductions : Cléopâtre de Mankiewicz, Sur la piste de la grande caravane de John Sturges , Nevada Smith d’Henry Hathaway , la plus grande histoire jamais contée de George Stevens , Appelez-moi Mr Tibbs de Robert Parrish, Météor de Ronal Name. Suivra le tournant du milieu des années 1980 ,
avec d’autres rencontres professionnelles ( de comédiens ou cinéastes)
qui lui ouvrent les plateaux de productions  et ambitions artistiques qui semblent s’accorder mieux aux siennes  et avec  des rôles plus conséquents . C’est Raoul Ruiz qui en 1985 en fait son capitaine de l’île au Trésor et lance le bal qui le fera enchaîner avec les cinéaste de  cette nouvelle aventure  . Coppola est de ceux -là qui l’associe à Jeff Bridges et Frédéric Forrest dans Tucker ( 1998) qui lui vaudra de décrocher le Golden Globe du Meilleur second rôle masculin . Woody Allen va suivre avec Crimes et délits ( 1990 ) qui lui permettra d’être récompensé par la critique et l’oscar du second meilleur second rôle masculin. S’y ajoute Tim Burton qui pour son Ed Wood lui propose d’incarner le célèbre comédien Bela Lugosi . Bingo !. Nouvel Oscar pour Martin Landau dont les trois films cités le propulsent vers une nouvelle notoriété  auprès  d’un jeune public qui le découvre et l’adopte…

Martin landau dans une scène de Remeber d’Atom Egoyan

De nouveau on fait aussi appel régulièrement à lui pour ces petits rôles marquants dans les productions populaires , la toile se tisse et des générations de cinéphiles imprègnent dans leur mémoire sa silhouette désormais vieillie  , mais toujours si vive  , pétillante  et si vite reconnaissable . Tim Burton pour son Frankenweenie ( 2012 ) se souviendra de lui pour une participation -hommage, Tandis qu’Atom Egoyan en fait le héros principal de son film,  Remember (2015 ) . il y incarne Max Rosembaum qui pousse son compagnon de maison de retraite Zev (Christopher Plummer ) à  tenir sa promesse : retrouver et se venger de l’ancien Nazi responsable de l’assassinat de leurs familles à Auschwitz . Martin Landau y est bouleversant dans le face à face avec et autre immense comédien qu’est Christopher Plummer .
Une carrière qui se termine ainsi en beauté … .

(Etienne Ballérini)

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