Cinéma / Je me souviens… de Zsa Zsa Gabor.

Zsa Zsa Gabor
Zsa Zsa Gabor

Je me souviens que tu partageais avec Alexandre Korda et Miklós Jancsó, cinéastes, Frantz Liszt, compositeur, Jeno Buzanski, entraineur de football, Marton Fulop et Gyula Grosics, footballeurs, Viktor Orban , premier ministre, Arthur Koestler, écrivain, Pàl Sarkozi, père de.., le privilège d’être née en Hongrie.

Je me souviens que tu t’es mariée neuf fois, mais que tu n’avais aucun ressentiment envers eux puisque tu as déclaré : « Je n’ai jamais détesté un homme après une rupture au point de lui rendre ses diamants »
Je me souviens que tu es née le 6 février 1917, ce qui t’a empêché de participer à la révolution de 1918 (installation de la première république démocratique hongroise).
Je me souviens que tu étais un peu le Sacha Guitry fait femme et que aucun de tes neufs maris n’a été épargné par ton pétillant cynisme. N’as-tu pas déclaré : « Je suis une merveilleuse femme au foyer. Je divorce, je garde la maison »

Je me souviens que tu as été élue « Miss Hongrie 1936 ».

Je me souviens que tu étais adepte d’une politique nataliste : «Je crois aux familles nombreuses. Chaque femme devrait avoir au moins trois maris
Je me souviens que, poussée par sa mère dont le prénom était  Jolie [ça ne s’invente pas], tu viens tenter  ta chance à Hollywood.

Zsa Zsa Gabor face à Orson Welels dans Les Soif du mal d'orson Welels ( Photo Universal Pictures )
Zsa Zsa Gabor face à Orson Welles dans La Soif du Mal d’Orson Welles  ( Photo Universal Pictures )

Je me souviens que Bob Hope aurais pu dire de toi, comme il l’avait dit de Anita Ekberg ; « Il faudrait donner le Nobel d’architecture à ses parents »
Je me souviens que tu cherchais –peut-être désespérément- certaines qualités aux hommes : «Je voudrais un mari qui soit bon et compréhensif. Est-ce vraiment beaucoup trop demander à un millionnaire?»
Je me souviens que Mervin Leroy te donne un rôle dans la comédie musicale Les Rois de la couture (1952)
Je me souviens de l’importance que tu accordais à la connaissance des langues étrangères : «Le meilleur moyen d’apprendre une langue étrangère est d’épouser un homme de cette nationalité. Chose étrange, j’ai été mariée cinq fois et je parle pourtant sept langues. Je me demande bien d’où je sors les deux dernières.»
Je me souviens que tu as joué en guest star avec Ginger Rogers et Marilyn Monroe dans Cinq mariages à l’essai d’Edmund Goulding (1952)
Je me souviens de ton altruisme envers tes contemporains : «Il est presque impossible de rendre heureux son propre mari ; c’est infiniment plus facile avec le mari d’une autre

Zsa Zsa G
Zsa Zsa Gabor

Je me souviens que tu as dans ta corbeille cinématographique John Huston (Moulin Rouge, 1952), Henri Verneuil (L’ennemi public n° 1, 1953), Georges Rouquier (Sang et lumière 1954), Orson Welles (La soif du mal, 1958)
Je me souviens que tu disais avec une grande lucidité : « Il n’y a qu’un décolleté pour pousser un homme à rechercher la profondeur chez une femme ».
Je me souviens que tu
reçois en 1958 le Golden Globe de l’actrice la plus glamour (sensualité, charme).
Je me souviens qu’en 2902, tu es partiellement paralysée à la suite d’un accident de la route et qu’en 2005 tu souffre d’un accident vasculaire cérébral.
Je me souviens de tes 9 maris :
1937-1941 : Burhan Asaf, un journaliste et diplomate turc. 1942-1947 : Conrad Hilton fondateur des hôtels Hilton, de qui elle a une fille, Constance Francesca Hilton (1947-2015), et qui sera plus tard le père de Paris Hilton. 1949-1954 Georges Sanders . 1962-1966 : Herbert Hutner . 1966-1967 : Joshua S. Cosden. 1975-1976, Jack Ryan, qui avait participé à la conception de la poupée Barbie. 1976-1983 : Michael O’Hara. 1983-1983 : Felipe de Alba (annulation dès le lendemain du mariage). 1986-2016 : Frédéric Prinz von Anhalt.
Je me souviens que tu disais des maris : « Les maris sont comme le feu, ils s’éteignent si on ne s’en occupe pas. »
Je me souviens que tu meurs d’une attaque cardiaque le 18 décembre 2016, à 99 ans, à ton domicile de Los Angeles, entourée de sa famille, ses amis et ton dernier époux
Je me souviens tu restes connue pour ton style flamboyant, ton goût pour les bijoux et le luxe et tes nombreux mariages.
Je me souviens que tu es Zsa Zsa Gabor, chérie chérie chérie.

Jacques Barbarin

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s