Sport&Cinéma / C’est le livre que j’attendais !

Couverture du livre

Une phrase du conteur intello du rugby, Daniel Herrero évoquant la parution du livre Sport et Cinéma(1), un ouvrage imposant de 458 pages et 600 illustrations. Loin d’être un dictionnaire, c’est un beau voyage à travers le temps, les époques, les moments forts de l’exploit sportif vu par la créativité cinématographique pressée d’offrir aux spectateurs les fortes émotions que procurent la vie ou l’exploit d’un champion à travers un acteur célèbre.
Ils seront en signature le 3 et le 9 décembre sur Nice et le 6 et le 7 décembre sur Paris avec en prime une conférence à l’auditorium du Louvre. Retrouvez le détail des rendez-vous en fin d’article.

Pour arriver à ce résultat, les auteurs père et fils, Gérard et Julien Camy ont visionné pendant 10 ans plus de 2000 films sur les 6000 répertoriés, ils ont écouté une multitude de reportages, réalisé de nombreux entretiens de sportifs et d’acteurs. Une sélection finale difficile dans la mesure où l’exploit sportif ne fait pas forcement la qualité du film et inversement, d’ailleurs, les auteurs ont trouvé sur le sujet des perles dans des navets de films inconnus ou, jamais sortis en salle. Historiens du cinéma, ils jettent un regard exhaustif sur 60 disciplines sportives en oubliant rarement le contexte social, politique ou démonstratif d’un parti-pris afin de défendre une cause comme, par exemple, dans le magistral film Invictus, réalisé par Clint Eastwood et interprété par Morgan Freeman, dans le rôle de Mandela et Matt Damon dans celui du capitaine des Springboks.

Les deux auteurs à une signature.
Les deux auteurs à une signature.

Le public s’attache à des moments forts qui le transcende quand, d’une histoire réelle, le cinéma en fait une fiction comme dans Rocky, Sylvester Stallone revisite le match de boxe opposant l’inconnu Chuck Wepner à l’illustre Muhammad Ali. Gérard et Julien Camy, historiens du cinéma et excellents sportifs, évoquent les belles découvertes qui ont finalisé l’écriture de ce livre.

Gérard Camy : C’est évident que pour nous, le sport et le cinéma, c’est l’histoire du monde, les films qui vont commencer, qui décrivent aux Etats Unis le basket ball, c’est l’histoire des noirs américains, le base ball, c’est une histoire de la ségrégation et de l’obtention des droits civiques du premier joueur noir américain qui va pouvoir jouer dans une équipe de blanc, c’est en 1947, pas avant. On a aussi visionné des films où l’on voit la difficulté des femmes à se faire reconnaître comme championne, la même chose avec les homosexuels. On s’est dit que, si on traitait des films comme çà, on se retrouvait devant un livre qui paraissait, peut-être un peu universitaire, donc, on a préféré partir par sports, à chaque chapitre, par exemple, on parle de ce que représente l’athlétisme au cinéma, de ce que représente la boxe au cinéma. Quelle image du monde montre la boxe, l’athlétisme. Je pense qu’on a trouvé tout d’un coup que çà devient agréable à lire et ludique.

Morgan Freeman et Matt Damon dans Invictus de Clint Eastwood (2009)
Morgan Freeman et Matt Damon dans Invictus de Clint Eastwood (2009)

JP Lamouroux : Quelle est la plus grande crainte quand on est comme vous un intellectuel du cinéma , c’est se laisser aller à ses émotions ?

Gérard Camy : Pas se laisser avoir par ce qu’on aime, c’est certain que dans les 2500 films, il y a des nanars absolus mais, dans lesquels, on a trouvé un plaisir, notre plaisir quelque part. Il y a un film de foot qui s’appellent les Onze Mercenaires qui est une parodie des Sept Mercenaires mais là, on forme une équipe de foot. Je pense qu’aucun critique de cinéma n’a envie de critiquer ce film là parce qu’ils disent, non, ce n’est pas bien et pourtant, c’est un film drôle, parodique, parfois, il y a un peu de déception. par exemple, sur les nombreux films réalisés lors de l’exploit du coureur américain Jesse Owens qui remporte la médaille d’or du 100 mètres aux JO de Berlin en 1936 devant la tribune d’Hitler… on passe trop vite le contexte politique de l’époque où on évoque un boycott de nombreux pays et ensuite cette victoire impensable d’un ‘noir ‘ face aux ‘blancs’ de l’Allemagne nazie.

JP Lamouroux : vous êtes très branché internet, avez vous trouver de la matière dans des forums, découvert des passionnés sur le sujet ?

Julien Camy : C’est vrai que maintenant avec Internet, ça nous permet de faire, à la fois des recherches mais surtout de mettre en commun des savoirs, à découvrir lors d’un échange, par exemple j’ai rencontré deux personnes qu’il y avait un film sur la Pelote Basque et sur la Voile qui nous avaient échappé, c’est vraiment un partage de passion…il était important de mettre en avant cette culture populaire que représente le cinéma et le sport, ce sont les deux plus grands divertissements populaires au monde et partagés par un grand nombre de personnes.

Pictured: Derek Luke (right)
Les Chemins du triomphe de James Gartner (2006

JP Lamouroux : Est ce la qualité du film qui a été votre film conducteur ?

Julien Camy : Non, c’est ce qu’elle représente dans certains films qu’on a sélectionné , de loin, tous ne sont pas des chefs d’œuvre. On l’assume complètement mais on voulait ce qu’elle représente, par exemple le Basket avec Michael Jordan où il joue terriblement mal, le film n’est pas terrible mais c’est un film culte que des générations entières ont vu…quand on parle de sport, il faut parler de films de fiction parce que ce sont ces films qui arrivent le plus à retransmettre fidèlement l’émotion qu’on peut ressentir devant une finale de Coupe du Monde ou devant un match de tennis parce qu’il y a cette projection que l’on fait dans les héros, celle que l’on fait dans les personnages de film où on s’oublie complètement, nous les spectateurs, on est dans le film, le documentaire n’a pas ce recul.

Pour les plus sportifs d’entre nous, il est impossible de ne pas être captivés par le défilé de textes et de photos qui rappellent pour chaque génération, un grand événement sportif et pour les autres, un grand moment cinématographique où les plus grands acteurs, ont un jour couru, sauté, boxé et trempé le maillot à l’image des athlètes qu’ils représentent. J’allais oublier, c’est bientôt la fin de l’année, le Père Noël adore qu’on lui écrive afin de recevoir un cadeau…pourquoi pas Sports et Cinéma ?

Jean Pierre Lamouroux

– le 3 décembre signature à la librairie Jean Jaurès à partir de 16h – 2 rue centrale – 06300 Nice
– le 6 décembre Cinéma des cinéastes de 18h à 20h – 7 avenue de Clichy – 75017 Paris
– le 7 décembre Conférence et signature à l’auditorium du Louvre à 19h – Paris
– le 9 décembre signature à la FNAC de Nice à 17h30 – Bd Jean Médecin, 06000 Nice

Pour retrouver plus d’informations sur le livre : http://www.editions-de-suffren.com/

(1) En parlant d’exploits sportifs, on peut parler aussi d’exploits financiers réalisés par la jeune entreprise niçoise les éditions du Bailli de Suffren qui ont, depuis plusieurs années aidé les auteurs de ce livre en sachant que tous les autres éditeurs ont refusé le manuscrit sous le prétexte que le Sport est une chose, le Cinéma une autre et que les deux à la fois n’avaient aucune chance d’intéresser les lecteurs.

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