Cinéma / GENIUS de Michael Grandage.

Le récit de la rencontre entre l’écrivain Thomas wolfe et du célèbre éditeur Maxwell Perkins grand découvreur de talents . Le premier film – réussi-  du grand metteur en scène de théâtre Anglais, ausculte avec éfficacité et minutie les relations complexes et tumultueuses entre deux personnalités différentes se concrétisant en amitié et respect profond entre le génie en devenir et son mentor éditeur. Inscivant en toile de fond une belle réflexion sur la créativité débridée et , parfois , tempêtueuse confrontée aux nécéssités du marché de la publication…

l'Affiche du Film.
l’Affiche du Film.

La première séquence nous plonge d’emblée au cœur du sujet avec cette démarche désespérée de Thomas Wolfe ( Jude Law ) se rendant , après avoir éssuyé des échecs chez tous les éditeurs auxquels il a présenté le manuscrit de son livre l’Ange exilé , en désespoir de cause chez l’un des derniers sans trop  y croire . Avec son volumineux manuscrit à la main il est reçu par le célébre éditeur  Maxwell Perkins      ( Colin Firth ) qui a entr’autres sous contrat , ni plus ni moins qu’Ernest Hemingway Scott Fitzgérald !. Thomas va joeur son va-tout lors  de   cette entrevue laissant percevoir sa passion et sa détermination en même temps que son ambition , certain de son talent , qui le conduit à ne pas renoncer et à continuer d’écrire coûte que coûte malgré les critiques émises à son encontre dans ses précédentes démarches. Maxwell Perkins lui promet de lire son manuscrit et ce dernier qui l’emporter avec lui pour le week-end, en commence la lecteure et ne pourra plus s’en détacher jusqu’à la dernière page , négligeant ce qu’il a de plus cher , sa famille , tant il est absorbé. Ayant le sentiment de découvrir une nouvelle « perle » littéraire qui viendrait s’ajouter à celles qu’il châpeaute  déjà .Le refus auquel Thomas s’attendait … se transforme en contrat avec avance à la clé !. Une aubaine pour lui qui vit aux crochet de sa maîtresse , Aline Bernstein ( Nicole Kidman ) et qui peut ainsi faire valoir les raisons de son obstination qui désormais doit lui permettre d’avoir des rentrées financières …

Maxwell Parkins ( Colin Fitrh ) et Thomas Wolfe ( Jude Law) en plein travail de correction
Maxwell Parkins ( Colin Fitrh ) et Thomas Wolfe ( Jude Law) en plein travail de correction

Ces premières séquences qui plantent le décor sont à la fois significatives de la démarche et des parti- pris du cinéaste et de son scénariste et producteur john Logan ( connu pour ses collaborations entr’autres avec Martin Scrosese, Ridley Sott ou Tim Burton) dans leur adaptation du livre que Scott Berg a consacré à l’écrivain et à son éditeur . Un souhait du producteur John Logan qui s’est concrétisé comme l’ aboutissement de vingt ans de travail , dit-il dans le dossier de presse du film «  lorsque j’ai découvert le livre je me suis dit qu’il fallait que je raconte cette histoire (…) pour un scénariste Américain c’était un défi magnifique de raconter une histoire mettant en en scène Thomas Wolfe , F. Scott Fitzgérald et Ernest Hémingway. Ces trois hommes sont des Dieux de la littérature Américaine du XXème Sièle (…) mais ce qui m’a aussi intérréssé dans ce projet , c’est aussi que Thomas Wolfe a presque totalement sombré dans l’oubli . J’espère que Génius donnera envie au spectateur de se mettre à lire ses œuvres », explique-t-il . C’est la rencontre avec Michael Grandage «  figure illustre de la scène Britanique «  , respecté et connu pour ses mises en scène de théâtre , qui a permis au projet qui prenait enfin forme de se concrétiser. Ce dernier à la lecteure du scénario y a trouvé dans la relation entre les deux personnages une certaine «  correspondance » avec son métier et des relations qu’il générè « je pense que le rôle d’un éditeur est proche de celui d’un metteur en scène qui travaille avec des aritstes qui ont un talent extraordinaire et qui ne savent pas forcément le canaliser , puis il doit selivrer à eux pour gagne rleur confiance et leur permetre de donner le meilleur  d’eux-mêmes , c’est très proche de ce que je fais avec les Comédiens » , dit-il .

après l'osmose au travail , les sorties amicales pour Maw ( Colin Firth ) et Thmas ( Jude Law )
après l’osmose au travail , les sorties amicales pour Maw ( Colin Firth ) et Thmas ( Jude Law )

Dès lors , l’osmose nécéssaire à la transcription de ce qui est au cœur de la relation enttre Thomas Wolfe et son éditeur qui est au cœur du scénario était trouvée. Qui permettait aussi de parler du procéssus de création et de la nécéssaire « canalisation » de la fougue verbale de l’écrivain avec ses digréssions «  pendant cinquente pages tu décrit les réflexions intérieures d’un homme sur le quai qui attend le train  sur le quai !, c’est pa spossible on perd le fil …» , dit Maxwell à Thomas dans une des nombreuses scènes qui illustrent le conflit avec sonéditeur qui  exige des « coupes » , avec l’idée de contribuer à améliorer son travail et aider à la reconnaissance de son talent , tout en se demandant si en le faisant il ne risque pas de le trahir en lui demandant ( ou exigeant ) une  » version courte’ . C’est un des aspects  passionnants  de cette confrontation entre les deux personnalités . Il y a d’ailleurs un beau travail «  d’introspection » des deux individualités qui enrichit la dimenson humaine de chacun au travers des « oppositions » et différences ( caractère , mileu social ) révélatrices . L’un père de famille de six filles et conservateur assez coincé , l’autre passionné et rempli de désirs , ayant soif de vie  et     bagarreur et qui cherche parfois à le débaucher ( la séquence dans la boite de nuit) «  il ont construit une langue grâce à laquelle ils étaient très proches » . Et  ce   non-dit   de   la quête du père chez l’un , comme celle du fils      ( qu’il n’a pas eu ) chez l’autre , est également un «  lien » que ne manque pas de souligner , louise ( Laura Linnay ) la femme de Max. Max avec lequel les liens entretnus avec Thomas , emporté par  ses démons ,  vont quelque peu se distendre , Thomas aspirant à une certaine indépendance mais aussi hanté par ses fantômes et sa passion -écriture …

Thomas ( Jude Law) et sa maîtresse , ( Nicole Kidman )
Thomas ( Jude Law) et sa maîtresse , ( Nicole Kidman )

C’est aussi en parallèle deux beaux portrauits de femmes qui se déssinent. Aline ( Nicole Kidman) qui fut la muse et la source d’inspiration de Thomas qui souffrira d’être progéssivement délaisée au profit de ses nombreuses maîtresses mais aussi par l’obséssion de Thomas pour  son travail et cette relation  amicale envahissante  avec son éditeur . Aline  qui se battra passionnément pour ne pas perdre  son amour . Et Louise Sanders ( Laura Linney ) la femme de Mawxell elle- même écrivain , qui  va voir sa vie familiale   envahie par la présence de Thomas souvent invité et devenu l’hôte préféré de ses filles qui en sont « fan » ; Louise et  Aline ,  reléguée un peu dans l’ombre des deux hommes de leurs vie. On notera également les portraits en paralléle des deux autres écrivains majeurs ,reflet de l’évolution culturelle et sociale des années 1920-30 : F. Scott Fitzgérald ( Guy Pearce ) et Ernest Hémingway ( Dominic West ) ,édités par Maxwell et sa maison , les éditions  Scribner. Hémingway jeune et à ses débuts déjà féru d’aventures dissertant sur les changements du monde et de la société qui voit «  pointer » les nouvelles menaces de guerre , et Fitzgérald l’auteur de Gastby le magnifique , traversant  après le succès une passe difficile contrairement au  succès dont jouit Thomas en pleine découverte glorieuse dont la presse se fait l’écho .Des notations qui viennent enrichir le récit dont les séquences décrivant les « soirées » mondaines font écho à celles des bars et boites de buit fréquentées parfois par Thomas , ou encore,  l’atmosphère pesante qui régne dans les rues avec les queues pour « la soupe populaire » laissant  entrevoir que la crise ( on est proche du crack Financier de 1929 ) est en marche comme s’en fait l’écho la belle scène où Thomas s’insurge sur la détresse de miséreux , laissés pour compte dans les rues . Le destin de Thomas , lui , va basculer quelques années plus tard victime d’une maladie foudoyante qui l’emportera à l’âge de 38 ans , en plein gloire …

Max ( Colin Fith ) et sa femme ( Laura Linney)
Max ( Colin Firth ) et sa femme ( Laura Linney)

Le film qui inscrit , la plupart du temps , son intrigue sous les tonalités proches du Sépia trouve une belle homogéneïté dans  la mise en images ( signée Ben Davis ) de l’intrigue qui y baigne, et servi par un travail de reconstitution ( décors et costumes ) très soigné et une  jolie bande  sonore musicale originale ( signée  Adam Cork )  Michael Grandage ne sacrifiant pas à la théatralité a pris le soin d’ouvrir les espaces et le cadres dans lesquels son travail de direction d’acteur peut se révéler,   porté par le « duo » Colin Fith / Jude Law ( remarquables )  auquel s’ajoute les seconds rôles parfaits . C’est cette touche « Britsh » incomparable dans le tarvail avec les comédiens qui , ici encore , fait mouche et fait sourdre l’émotion …

(Etienne Ballérini)

GENIUS de Michael Grandage – 2016 –
Avec : Colin Firth , Jude Law , Nicole Kidman , Laura Linney , Guy Pearce , Dominic West …

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