Cinéma / Journal de Cannes 2016 ( No. 2)

Débuts de la compétition Officielle avec l’entrée en lice du Français Alain Guiraudie et son Rester Vertical et du Roumain Cristi Puiu et son Sierranevada . Ouverture de la Section Un Certain Regard avec Clash de l’Egyptien Mohammed Diaf. Et en projection Hors compétition Money Monster de Jodie Foster avec les présences de George Clooney et de Julia Roberts, présence   qui a ravi les nombreux fans des deux comédiens et de la comédienne -Cinéaste , agglutinés autour du palais et de la montée des marches pour les apercevoir . Voir le Photo-call , en bas de page …

Une scène de Sirranevada DE cRISTI pUIU
Une scène de Sieranevada   de  Cristi Puiù

Sieranevada de Criti puiu ( Romanie )- Compétition –
Le cinéaste qui signe son quatriéme long métrage et dont le film La Mort de Dante Lazarescu avait été présenté dans le cadre de la section Un certain Regard en 2005 et y avait été couronné par le Prix de celle-ci , est donc revenu sur la croisette pour cette fois-ci se frotter à la compétition officielle avec une film qui s’incrit dans la continuité stylistique de son œuvre et y introduit  la thématique de la mort et du deuil dont , selon la tradition  qui veut qu’en Roumanie après les obsèques,  quarante jours plus tard  la famille et les proches du defunt se réunissent à nouveau pour une commémoration . Récit  prétexte à une mise en scène chorale dont la quasi totalité se déroule dans le huis -clos de la maison. En patalléle du rituel ( bénédiction religieuse par le cutré Orthodxe et repas ..) , au cœur des limites du lieu ce sont les échos du monde , de l’histoire , du passé , les souvenirs , les inimitiés et les querelles dont la famille se fait le reflet d’une société et du monde , comme le souligne l’une des séquences finale  à l’extérieur dans la ville , qui fait écho à la violence des rapports familiaux avec cette querelle qui dégénère pour une place de parking . Film choral qui brosse toute une série de personnages et de situations filmées en plans- séquences la plupart du temps utilisant habilement l’espace de la maison avec un travail remarquable sur le son et également le hors champ de l’image ( les scènes qui se déroulent dans les pièces où l’on s’enferme pour échapper aux conflits et disputes , pour se reposer , ou encore, pour « cuver » un abus d’alcool …
C’est un portrait de groupe acerbe que concote avec habileté le cinéaste qui a voulu symboliser autour de cette « commémoration » , les réflexes et les peurs des uns , les certituds des autres , leurs questionnemts sur leur  place dans la communauté familiale et les tromperies et écarts que l’on a pu y  faire qui redéfinissent la donne et les jeux de pouvoirs . L’attente du prêtre en retard pour la cérémoniee  , donne le « la » à une violente dispute sur le passé Communiste défendu bec et ongle par cette ancienne membre du parti , on y parle aussi du 11 Septembre et de la théorie du complot , on s’invective encore sur les comportements des uns et des autres et les infidélités … les diatribes sont cinglantes , mais la dérision aussi , dans cet espace close la maison  , qui oblige chacun à s’assumer , se justifier , à devoir aller vers l’autre , sortir de sa bulle . Et quand les choses se déclenchent l’esquive devient presque impossible .. c’est passionnant.

une scène de Rester Vertical d'Alain Guiraudie
une scène de Rester Vertical d’Alain Guiraudie

Rester Veritcal d’Alain Guiraudie ( France)- Compétion.
Le cinéaste dont l’univers et  son monde fantasmé se retrouve avec une écriture singulière et reconnaissable d’emblée, faite d’envolées ou rêveries libertaires offrant une vison du monde qui n’hésite pas à aborder les réel avec une certaine frontalité comme ce fut le cas pour l’ Homme du lac le film Césarisé qui l’a rendu célèbre auprès du grand public. Alain Guiraudie c’est aussi quelqu’un qui a su inscrire au fil de son œuvre son originalité dans le Cinéma Français à l’image de son confrère Bruno Dumont ( dont en verra demain son nouveau film Ma Loute  présenté en compétition officielle ) avec un univers et des personnages aussi singuliers que surpenants . Mais qui reste  ancré dans des thématiques de société qui font débat en les traitant à sa manière . Ici s’y retrouve celles qui étaient déjà présentes dans ses précédents films ( Ce Vieux rêve qui bouge , chez les heureux du monde )  , comme la thématique de la nature , les problémes de la ruralité ( l’exploitation de la bergerie menacée par les loups ) ou celle des sujets sociaux et d’actualité ( la mort assistée et le chômage ) . Ou encore, la confrontation masculine au « baby blues » dont se fait l’écho l’itinéraire de son héros , léo ( Damien Bonnard ).  Alain Guraudie , sans se soucier de s’intégrer à une forme de récit spécifique dont parfois il se sert des thématique des genres, et  les « organise » à sa manière avec une sorte d’inventivité poétique ou le conte n’est pas loin à l’image  des deux séquences qui montrent Léo faisant soigner son blues dans une étrange cabinet où il se retrouve allongé et relié par des fils à un arbre de vie (?) . Séquence symbolique de la quête de communion avec l’univers . Le mystère de la nuit , celui du loup et de l’eau ( les marais ) sont des espaces explorés ( rêvés) qui peuvent aussi se révêler des impasses et  virer au cauchemar ( la déchéance sociale ) et la solitude . Les héros d’Alain Guiraudie se laissent aussi fasciner et emporter par les rencontres ( la bergère et les enfants de celle-ci , ou celui que  Leo  aura avec elle , et les  relations avec Jean- Louis ,  le jeune Yoan ou Marcel …  ou les loups ( magnifique scène finale ). Le sexe , la vie et la mort . Le Sexe , et la crudité frontale dont il est l’un des rares cinéaste à montrer la nudité  et la sexualité sans détours ni complaisance . La vie ( ici une naissance filmée dans sa durée intégrale ) et la mort , le lien sexe-mort devient une association singulière à la thématique de la mort assitée …dont il a le secret d’un certaine jubilation gentiment provocatrice  qui inscrit la « distance » lui permettant d »aborder des sujets de société « clivants » .

Une scène de Clash DE mOHAMED dIAB
Une scène de Clash  de  Mohamed  Diab

Clash de Mohammed Diab ( Egypte ) – Un certain Regard –
Le cinéaste Egyptien dont vous avez peut-être vu son remarquanle premier film Les Femmes du Bus 678 , fustigenat les harcèlement sexuels et agréssions mascilines sur les femmes dans les trasports en commun ( et en dehors ) au Caire . Avec Clash , il reste toujours aussi près de la réalité de la vie sociale et politique de son pays investissant cette fois-ci les événemets politiques qui en 2013 , deux après la révolution Egyptienne virent la destitution du Président Islamiste Morsi et naitre de violentes émeutes entre «  manifestants aux convictions politiques er religieuses divergentes ». révolutionnaires , frères musulmans et armée dont il a écrit le scènario s’inspirant d’événements réels auxquels il a été confronté participant par exemple aux manifestations contre Morsi «  Clash montre ce qui s’est passé après sa destitution ; les manifestation qui ont embrasé Le Caire et les victimes qu’elles ont faites » . la force et l’impact de son film réside dans le choix d’incrire l’action dans le cadre d’un fourgon de polic dans lequel les manifestants arrêtés des deux bords se rerouvent face à face . De ce huis clos emblématique l’écho de ce qui se passe dans les manifestations de rues s’y reflète et y isncrit au cœur des émeuts dont on suit des fenêtres du fourgon les images des violences de l’extérieur ( les affrontements , les bléssés , les morts , les snipers …) et celles qui naissent à l’intérieur où les oppositions des deux camps resurgissent, mais finissent aussi par se trouver contrattes a trouver des solutions de « cohabitation » dans ce lieu de réclusion momentaé où ils se retrouvent tous dans la situation de prisonniers et dans le même bain . «  nous avons voulu mélanger plusieurs visages de l’Egypte sans pour autant voulir faire un « panel » représentatif au sens sociologique »,  dit le cinéaste . On y trouve donc des frères musulmans et des sympathisants de leur cause , il y a leurs opposants , une journliste egyto-Américain ,  des jeunes qui manifestaient pour la prmière fois , un jeune garçon et sa mère infirmière , une jeune femme voilée. La tension qui ne cesse de monter à l’extérieur et à l’intérieur où l’on étouffe dans le fourgontrop  rempli . Et le chaos deviendra tel lorsque les snippers sur le toit sèment la panique , se faisant emblématique selon le cinéaste  » que ni les spectateurs , ni les personnages ne peuven dire dans quel camp  se situent les manifestants . l’ironie c’est que les  détenus  face à cette folie meutrière  il se retrouvent à s’entr’aider » , dit-il ,  rendant  la situation emblématiqie   » de  celle du pays et du seul sujet que l’on ait pu trouver , mon frère et moi , sur la révolution c’est son échec » expliquet—il dans le dossier de presse du film . Constat amer …

(Etienne Ballérini ) .

Programme de ce jour 13 Mai 2016
Ma Loute de Bruno Dumont ( Compétiton)
I Daniel Blake de Ken Loach ( Compétiton)
-Le Disciple de Kireill Srebrennikov ( Un certain Regard )
La Danseuse de Stéphanie Di Giusto ( Un certain Regard
Exil de Rithy Panh ( Hors Compétion )


Le  photo- Call   du 12  Mai  , par  Philippe Prost:

Photo - Call : Money Monster , Jodie Foster
Photo Call – Money Monster , Jodie Foster
Photo -Call : l'équipe de Rester Vertical
Photo -Call : l’équipe de Rester Vertical

 

Photo-call : Money Monster ,georges Clooney ( Phto philippe Prost )
Photo-call : Money Monster ,Georges Clooney .

 

l'équipe du film Sieranevada ( Photo philippe Prost )
l’équipe du film Sieranevada

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