Cinéma / Disparition Omar SHARIF , Prince d’Egypte…

Star en Egypte dans les années 1950, il devient Star internationale avec ses rôles dans Le Docteur Jivago et Lawrence d’Arabie de David Lean . Il a été Césarisé en 2003 pour sa prestation dans le film Monsieur Ibrahim et les Fleurs du Coran de François Dupeyron . Il a succombé à une crise cardiaque au Caire ce 10 Juillet 2015 , il était atteint de la maladie d’Alzheimer . Il avait 83 Ans .

66ème Festival de Venise (Mostra)
66ème Festival de Venise (Mostra)

Né en 1932 dans la ville d’Alexandrie d’une famille d’origine libanaise Omar Sharif , de son vrai nom Michel Demitri Chalhoub . Au collège d’Alexandrie il fait des études de physique et de mathématiques et apprend plusieurs langues ( Français , Anglais , Italien , Arabe , Turc …) et y a obtenu ses diplômes . Il se dirige ensuite après un passage dans l’entreprise de son père , vers le métier de Comédien pour lequel il ira s’inscrire à la prestigieuse Royal Académy of Dramatic Arts,  à Londres, celle là même qui vit grandir de nombreux comédiens du théâtre et du cinéma Britanique . Il quittera Londres pour l’Egypte où il débutera au cinéma et fera une carrière de Star dans les années 1950 tournant de nombreux films dont peu nous sont parvenus , hormis certains du grand cinéaste Egyptien Youssef Chahine qui l’a découvert et l’a fait débuter dans Le Démon désert ( 1954) et Ciel d’enfer (1954) montrés dans quelques cinémathèques ou rétrospectives , puis Les Eaux noires ( 1956 ) présenté au Festival de Cannes . En 1958, c’est le cinéaste Français ( trop méconnu) , Jacques Baratier qui le fera revenir à Cannes pour le film Goha qui obtiendra le Prix Un Certain Regard . Omar Sharif y joue un jeune homme pauvre qui rencontre une jeune fille ( Claudia Cardinale ,  mariée à un prince d’Egypte) , et qui va  tomber  amoureuse de lui . le film aura un retentissement international …

Et il ouvre des portes au Jeune comédien célèbré en Egypte , dont la notoriété va monter très vite  au firmament avec une rencontre décisive avec  un géant  du cinéma Anglais et mondial des Années 1960 et suivantes , David Lean qui va lui offrir deux rôles sur mesure et deux triomphes mondiaux. En 1962 c’est le rôle de Shérif Ali Ibn El Karish , le prince du désert dont vous n’avez sans doute pas oublié la magnifique image de ce dernier surgissant de la chaleur et du sable du déseert pour s’en aller à la Rencontre de Lawrence d’Arabie , l’officier  du Royaume -Uni et conseiller de Chérif Fayçal Ib Hussein qui lui préconise de se révolter contre les turcs et de fonder une Nation Arabe indépendante . Aux Côtés de Peter O’Toole, Jack Hawkisn , Alec Guiness , Antony Quinn et José Ferrer , Omar Sharif  tiendra  la dragée haute aux stars internationales . Le  film est plusieurs  fois  Oscarisé  et lu, i la Star Egyptienne, va se retrouver au sommet avec le gotha du cinéma international , obtenant le prestigieux Golden globe pour son interprétation .

Omar Sharif, Peter O'Toole  et Anthony Quinn dans Lawrence d'Arabie
Omar Sharif, Peter O’Toole et Anthony Quinn dans Lawrence d’Arabie

Désormais c ‘est sur la scène internationale qu’on se l’arrache , Antnhony Mann le fait tourner dans le monumental La chute de l’empire Romain ( 1963) , Fred Zinneman   dans Et vint le jour de la vengeance (1964) et le Britannique Anthony Asquith dans La Rolls-Royce Jaune (1965) . Cette même année sera à nouveau mémorable pour Omar Sharif qui sera rappelé par David Lean pour l’adaptation du roman de Boris Pasternak Le Docteur Jivago et y jouer le rôle-titre aux côtés de Julie Christie . le film sera un nouveau triomphe international ,            «  la  chanson de Lara »  signée Maurice Jarre est sur toutes les lévres , et Omar Sharif plus que jamais au sommet de son art,  devient le préféré du public et de ces dames.Dans   Palombella  Rossa  Nanni Moretti , évoque la  passion et l’engouement suscité par le  film dans  une scène mémorable…

Omar Sharif et  Julie  Christie  dans   Docteur  Jivago
Omar Sharif et Julie Christie dans Le Docteur Jivago

Dès lors Omar Sharif va enchaîner les films et les rôles , les producteurs surfant sur son charisme ( son élégance , son sourire  moustachu..) n’hésitent pas,  et aux  productions populaires  se succèdent les plus ambitieuses avec aux manettes les grands cinéastes . On retiendra des  deux décennies très remplies,  les belles œuvres : La Nuit des Généraux d’Anatole Litvak et La Belle et Le Cavalier de Francesco Rosi ( tous deux en 1967) , Funny Girl de William Wyler (1968) , Le Rendez-vous de Sidney Lumet ( 1969 ) , Les Cavaliers de John Frankenheimer ( 1971) , L’île mystérieuse de Juan- Antonio Bardem et Henri Colpi (1973 ). il multipliera les rôles prestigieux . Puis , le temps passant et les goûts du public changeant à partir des année 1980 , il se fait plus rare dans les rôles de premier plan , mais ne rechigne pas aux seconds et travaillera toujours beaucoup , assouvissant comme il disait «  sa passion » ,… et sa côte d’amour auprès du public ne faiblira pas. On le verra aussi dans des « télé-films » ( Pierre le Grand et Anastasia réalisés par Marvin J. Chmosky ) ) et  également en « fan » de courses hippiques , ou , assouvissant sa passion du jeu ( le bridge ) dont il devient une des figures les plus célèbres, remportant plusieurs trophées …mais le cinéma il s’y consacrera  encore  et  toujours . Et il y aura encore de beaux rendez-vous avec le public et de belles œuvres comme Les Possédés d’ Andrzeij Wajda (1988) , Aux Sources du Nil de Bob Rafelson (1990 ) , Le Voleur d’Arc-en-ciel  d’Alehandro Jodorowsky (1990 ) , 588 Rue Paradis d’Henri Verneuil … et puis en 2003 , ce magnifique retour  en majeur,  avec son rôle d’épicier Turc et  Philosophe dans Monsieur Ibrahim et les Fleurs du Coran  de  François  Dupeyronqui lui vaudra la reconnaissance de la profession et du cinéma Français . En 2012 , il sera le riche entrepreneur Moulay Hassan dans Rock in the Casbah de la réalisatrice Franco-Marocaine , Laïla Marrackchi . Ce sera son dernier rôle pour le grand écran, la maladie  d’Alzheimer  le contraignant  à s’arrêter .

Le Prince d’Egypte  aujourd’hui s’est éteint , mais son étoile continuera de briller …

(Etienne Ballerini)

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