Cinéma / Disparition : Laura ANTONELLI , du Sex-Symbol à la grande comédienne…

Disparition : Laura ANTONELLI , du Sex-Symbol à la grande comédienne… qui terminera sa vie dans la misère.

Laura Antonelli
Laura Antonelli

La comédienne devenue célèbre pour son rôle dans Malicia de Salvatore Samperi a été retrouvée sans vie ,dans sa maison de Ladispoli à Rome. Elle avait 73 ans .Devenue Sex Symbol, dans la années Soixante- Dix ,  elle montra aussi ses immenses  talents de comédienne avec les grands cinéastes : Visconti , Risi, Scola qui lui ont offert ses plus beaux Rôles . Une carrière ternie dans les années 1990 lorsque de la cocaïne fut trouvée à son domicile . Soupçonnée  de  trafic, elle fut innocentée après un procès dont elle ne se remettra jamais , d’autant qu’il fut suivi par un autre , concernant des séquelles consécutives a des interventions chirurgicales . Elle vivait avec une pension d’un peu plus de 500 Euros… et l’aide de quelques amis . Désormais recluse «  la vie ne m’intéresse plus » disait-elle , « Laura Antonelli n’existe plus !» , répondit-elle un jour au téléphone à un journaliste qui cherchait à la joindre.

On pourrait dire que la belle Laura aura vécu un de ces destins tragiques de Star dont elle se serait sans doute passée… mais le public n’oubliera pas ses films qui resteront pour témoigner à la fois de sa beauté et de son immense talent.
Née à Pola ( Istrie) en Novembre 1941 Laura Antonaz ( dite Antonelli) la jeune enfant connut l’exode devant quitter sa région natale avec sa famille et s’installera à Naples où elle fait des études supérieures ( éducation physique ) , puis rejoindra la Capitale, Rome pour y enseigner , mais sera vite  attirée vers le métier d’actrice. Romans -Photos , séries télévisées et petits rôles se multiplieront dans les années Soixante ( Le magifique Cocu d’Antonio Pietrangeli / 1964 , ou Excusez vous êtes favorable ou pas ? , réalisé par Alberto Sordi en 1966 ) . En 1969 elle se voit offrir le rôle de la Vénus à la Fourrure adapté du roman de Leopold Von Sacher Masoch, mais le film réalisé par Massimo Dallamano fut interdit par la censure …et ne sortira qu’en 1975 ,sous le titre « le malizie di Venere ».
Mais il y avait là quelque chose de prémonitoire car en 1971 , c’est un rôle érotique que le cinéaste Pasquale Festa Campanile lui offre dans Il merlo Maschio ( le merle mâle ) qui la fera remarquer . D’un film interdit à un autre, érotique et soft qui ,lui , passera la censure , voilà que la comédienne dont la beauté physique irradiait, alors,  l’écran allait attirer les propositions désormais dans ce registre. Et c’est le film Malicia de Salvatore Sampéri ( 1973) où elle incarne une femme de chambre sensuelle , qui  la propulsera vers le succès Mondial …

l'Affiche du Film Malicia
l’Affiche du Film Malicia

Le film devint un film-culte et en fit une icône sexy …et elle reçu même de la part de la profession, la consécration de « révélation et meilleure actrice »  par le syndicat de la presse iltalienne. Les portes désormais grandes ouverte et aussi la possibilité des choix , la Comédienne ne se laissera pas emporter par la vague et saura aussi ne pas se laisser « piéger » , sachant jouer avec,  et  se mettre  au service de films et de cinéastes désireux de lui offrir une image plus intéressante.
Et les comédies Italiennes d’alors , le lui permettent avec par exemple à la baguette , Dino Risi pour Sesso Mato ( Le sexe fou / 1973 ) et Luigi Comencini pour Mon Dieu Comment suis-je Tombé si bas ? (1974 ) ou Divine Créature de Giuseppe Patroni Griffi (1975) . De la même manière que la double carrière qu’elle initie, entre l’italie et la France jouant chez Philippe Labro ( Sans mobile apparent / 1971) ,  due à la rencontre avec Jean-Paul Belmondo avec qui la liaison durera ( de 1972 à 1980 ) et dont elle partagera l’affiche de Les mariés de l’An II de Jean- Paul Rappeneau (1971) et Docteur Popaul de Claude Chabrol ( 1972).

Une scène de  L' Innocent  de  Luchino Visconti
Une scène de L’ Innocent de Luchino Visconti

Désormais Laura Antonelli est devenue une comédienne que les plus grands cinéastes  s’arrachent pour son talent et non plus pour l’image qu’elle représente . Ainsi par Exemple Ettore Scola lui offre le beau rôle de Clara dans Passion d’Amour (1981)
et Le grand Luchino Viscont la veut pour ce qui sera son dernier chef d’oeuvre ,tiré du roman de Gabrielle d’Annunzio , L’Innocent ( 1976 ) . elle y est une superbe en Giuliana qui supporte en silence , les affronts de son mari ( Giancarlo Gianninni ) qui la trompe.
Et les Grands cinéastes italiens  lui seront fidèles,  comme Dino Risi qui la rappele pour Les derniers Monstres ( 1982) , Sergio Corbucci , Mauro Bolognini , Patroni-Griffi ou bien sûr Salvatore Samperi avec qui elle tournera à plusieurs reprises.

La carrière de la comédienne va marquer  cependant , le pas à la fin des années 1980, même si elle sera parsemée de quelques œuvres non négligeables comme L’enchanté de Giuseppe Patroni-Griffi ou La Venexiana ( La Venitienne)  et Gli indifferenti (Les  indifférents ) signés de  Mauro Bolognini . Ou encore deux adaptations de Molière par Tonino Cervi ( Le Malade imaginaire / 1979 , et l’Avare / 1990 ) avec comme partenaire , Alberto Sordi . Alors que la Comédienne qui s’est retrouvée dans les difficultés judiciaires citées plus haut , au début des années 2000  Salvatore Samperi , alors qu’elle vient d’être innocentée ( de trafic de drogue) , tente de lui permettre de relancer sa carrière en lui proposant la suite de Malicia ( Malicia 2000 ), mais  , cette dernière , suite à une injection de colagène qui lui provoque une allergie , va à nouveau  se retrouver dans une nouvelle et longue procédure judiciaire, qui aboutira ( en 2006 ) à la reconnaissance de   son « préjudice et de sa souffrance psychique« . Elle ne s’est  jamais  vraiment  remise de ces épreuves. Lino Banfi , un des Comédiens  qui a  souvent joué avec elle  et qui l’a  soutenue dans  ses  épreuves  a  déclaré dans la  presse italienne  » Sa mort m’attriste énormément , j’ai le sentiment de ne pas l’avoir assez aidée .  C’était  une  femme d’une grande  fragilité et bonté . Une actrice aussi  belle  et  aussi  talentueuse  ne devait pas  finir  ainsi  » . La Presse  italienne qui reprend également  dans ses colonnes, les mots de  Jean-Paul Belmondo  »  j’éprouve une très grande tristesse , Laura  a été  pour moi une compagne adorable…je ne garderais d’ele que de merveilleux  souvenirs   » .

(Etienne Ballérini)

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