Un batteur, catégorie « Immortels »

C’est par ce mot, que nos confrères de Jazz Hot classaient en 1987 Christian Vander batteur parmi les meilleurs du monde avec son groupe qu’il avait créé en 1969 MAGMA. C’est avec cette formation qu’il se produira vendredi 13 février au théâtre Lino Ventura à Nice pour une soirée très jazz rock.

 

Il est impossible en quelques lignes de présenter Christian Vander, aux quatre du monde il a laissé son empreinte, on pourrait même dire plusieurs empreintes dans le jazz et le rock mais surtout, il est celui qui a immortalisé l’œuvre de John Coltrane et n’a-t-il pas dit « le sax de Coltrane, c’est une voix pour moi ». En dehors de cette passion, Christian Vander est l’un des plus grands compositeurs de musiques, on dirait aujourd’hui, de Musiques Actuelles, une appellation qui n’est pas usurpée, depuis 45ans, il ne cesse d’être inventif, bien sûr, ce n’est pas toujours facile d’écouter du Vander notamment avec sa trilogie Kohntarkoosz ou Kobaïa, il n’empêche que quand on arrive à créer, tiré de cette dernière œuvre, un langage le Kobaîen, on peut dire sans se tromper que vous êtes rentré dans une œuvre musicale qui ne s’effacera pas. Il avait dit au sujet de Kobaï à un journaliste « c’est en pensant à un monde meilleur que j’ai composé cette musique, un monde sans les cons…çà, c’est presque une utopie ». Christian Vander ne s’encombre pas d’être le musicien à la mode, qu’il soit à la batterie, au chant ou à la composition, c’est toujours un grand moment de l’écouter. Plusieurs fois il s’est produit dans notre région, en janvier 1989 avec Offering un groupe créé un peu plus tard mais qui pourrait ressembler presque comme deux gouttes d’eau à Magma et de ce groupe, il restera vendredi des voix dont la sienne, celle de Stella sa femme et celle d’Isabelle Feuillebois. En 1994, il était venu en trio, et en quartet en 1999 avec les plus fidèles compagnons de route, le pianiste Emmanuel Borghi et le contrebassiste Philippe Dardelle dans la salle du Cedac de Cimiez qui ne s’appelait pas encore salle Stéphane Grappelli. Plus récemment, dans le cadre des Afterwork organisés par la ville de Cannes à la Médiathèque Noailles et, c’est à cette occasion qu’il avait demandé à deux de ses anciens partenaires de le rejoindre, le pianiste Frédéric d’Oelnistz et le bassiste Jean Marc Jafet qui se souvient de ses débuts avec lui

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« La rencontre, ç’était à Paris en 1986, je jouais avec la chanteuse Marcia Maria et dans la salle où on jouait, il y avait Christian Vander avec son ami Simon Goubert et à la fin du concert, il est venu me parler et il m’a dit qu’il voulait m’inviter au restaurant pour qu’on parle ensemble. Moi, j’étais déjà très fan, j’adorais la musique de Magma depuis très, très longtemps. Il m’a proposé de jouer avec lui dans le groupe Offering.

JP L : Alors, comment ça s’est passé, tu n’avais peut être pas l’habitude de jouer la même chose et pas le même répertoire ?

« Ce n’est pas vraiment le même répertoire que la musique brésilienne, çà, c’est sûr…c’est plutôt un répertoire jazz avec des sonorités de jazz très épuré, avec beaucoup de voix, des structures assez compliquées à comprendre, au bout d’un moment, tout rentre dans l’ordre, dans la tête, il n’y a aucun souci, Christian, c’est un leader absolument incroyable et d’une gentillesse et d’une douceur alors qu’on pourrait croire le contraire »

JP L : qu’est ce qu’il te demandait, quand tu devais prendre un solo ?!

« Il ne demandait rien du tout, il demandait d’être simplement à l’écoute et de comprendre son langage, c’est tout »

JP L : Est ce que cette expérience avec lui t’a influencé quand tu composes, quand tu joues avec d’autres ?

« Ça a changé définitivement ma façon de penser la musique car maintenant la musique est ouverte à 180°, c’est un cercle d’ouverture sans le contour »

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Pour les plus jeunes amateurs de jazz, sachez qu’en 1987, le magazine Jazz Hot éditait un palmarès sur les ventes de disques et Christian Vander avec Offering (Seveth Records) avait été classé troisième derrière Miles Davis et Helen Merrill mais il devançait son idole Coltrane avec Love Suprême ainsi que Keith Jarrett pour Standards. Depuis le début de la saison, les organisateurs proposent une première partie, ce sera avec l’un des meilleurs saxophonistes de la région Jean Marc Baccarini qui est aussi un accro de Coltrane,

Jean Marc Baccarini
Jean Marc Baccarini

Jean Pierre Lamouroux

Line up : Christian Vander batterie, Stella Vander chant, Isabelle Feuillebois chant, Hervé Aknin chant, Bruno Ruder piano, Benoit Alziary vibraphone, James Mac Gaw guitare, Philippe Bussonet basse

Théâtre Lino Ventura – vendredi 13 février – 20h30

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