Cinéma / MEN, WOMEN AND CHILDREN de Jason Reitman.

MEN, WOMAN AND CHILDREN de Jason Reitman.

L’auteur de Juno et de in The air, nous propose avec son dernier film une plongée au cœur du monde virtuel et des réseaux sociaux auxquels sont « accros » adolescents et adultes pour nous offrir, en miroir des hypocrisies qui s’y attachent, , le portrait d’une société dont le repli sur ces nouveaux modes de communication  au delà des influences subies, pointe les dérives d’une société déboussolée qui se réfugie dans une addiction qui en dit long sur les solitudes et ( ou ) les paranoïas, que ces substituts reflètent …

l'Affiche  du Film.
l’Affiche du Film.

Adapté d’un récit de Chad Kultgen le nouveau film du cinéaste nous entraîne au cœur de la société Bourgeoise Américaine « connectée »-ados et parents compris-  tous addicts des réseaux sociaux et autres nouveaux modes de communication modernes qui leur permettent de « satisfaire » leur désirs, et ( ou) frustrations en toute sécurité et secret derrière leurs(s) écran(s) respectifs ( téléphones , ordinateurs, tablettes…) En secret ?…il faut voir !. Comme l’évoque l’exemple de cette mère parano et hyper-protectrice qui n’a de cesse que de consulter et espionner  les diverses communications de sa fille . Où de cette autre , qui, par excès de zèle s’y ajoute en « postant » sur internet des messages et photographies attractives de sa fille, espérant naïvement servir la future carrière dans le show Biz de cette dernière qui vient de se présenter à un concours. L’ouverture du film qui inscrit un récit choral , nous rapproche des personnages et individualités qui tous se réfugient dans le cyber-espace pour compenser leurs frustrations. Il y a cet adolescent qui refuse de s’inscrire dans le schéma paternel ( tu seras un sportif de haut niveau…) et qui se réfugie derrière les jeux vidéos , et cet autre qui pour compenser une timidité et sexualité maladive est devenu « accro » aux films pornos . Mais il y a aussi ces couples ( leurs parents) dont les vies subissent le passage  du temps ( divorces ou vies de couples rentrées dans l’indifférence…) qui à,   l’abri du secret,  vont tapoter  eux  aussi , sur le clavier de l’ordinateur pour chercher une « âme soeur » de substitution

Adam Sandler  et  Rosemarie DeWitt.
Adam Sandler et Rosemarie DeWitt.

Les secrets des uns et des autres que l’on va suivre au cœur d’un récit choral dont la dimension Universelle est soulignée par ces anonymes que le cinéaste nous montre dans le lieux publics penchés sur leurs téléphones suivis dans leurs parcours – en incrustation –  par les « bulles » semblables à celles d’une bande dessinée- qui les suivent
et reproduisent leurs tweets, sms, textos et autres « posts » sur internet. Auxquels font écho ceux  envoyés dans l’espace via, cette  sonde porteuse des  » témoignages » de notre civilisation destinés  à entrer en communication avec d’autres identités possibles d’habitants de l’univers dont la terre, notre planète, n’est qu’un petit point dans l’immensité  Belle idée que cette comparaison du rapport dimensionnel qui renvoie à sa place, le sur-dimensionnement des petits tracas et autres désirs quotidiens de nos héros. Et, cette « aiguille dans une botte de foin », Jason Reitman en fait le moteur d’un récit qui lui permet de fustiger les dérives de toutes sortes,  révélatrices  d’ addictions  multiples ( jeux  virtuels  et  violence ) …ou d’ utilisations malveillantes (  sites pornographiques, sites de propagande terroriste …) qui s’y attachent, et qui aujourd’hui, font de plus en plus débat

Catherine C.Hughes  et Travis  Trope
Catherine C.Hughes et Travis Trope

Jason Reitman inscrit ses personnages  au cœur d’un récit   choral qui s’organise ( autour de la  voix- off  d’ Emma  Thompson)  cherchant à traduire les conséquences d’un hyper-communication parallèle, reflet d’une incommunicabilité quotidienne au cœur des relations familiales et sociétales. Dans cet exercice, le cinéaste qui,   de Juno en Passant par in The Air ou Young Adult , s’est inscrit comme le portraitiste d’une société Américaine dont il fustige avec une belle acuité,  les hypocrisies et les conservatismes qui persistent  au cœur même de ce libéralisme communiquant qui ouvre les portes déviantes,  en même temps, qu’il offre les raisons du renforcement d’une réaction conservatrice  et réactionnaire . Comme l’illustrent les démêlés au cœur des deux familles où les relations entre parents et enfants, et, entre adultes dont on vous laisse découvrir les multiples phases de tensions qui peuvent ( parfois), conduire au drame , et qui  sont,  subtilement traduites dans leurs dérives.

Ansel Elgort  et  Kaitlyn Dever
Ansel Elgort et Kaitlyn Dever

Dans cet exercice Jason Reitman  inscrit, habilement, autour des clichés et des débats qui font la « une » sur le sujet , une réflexion qui n’hésite pas à aller à contre-courant de certaines idées reçues, comme de certains réflexes qui ne font ( peut-être?) qu’amplifier les dangers de cette nouvelle forme de communication qui est en train de changer les comportements et les mœurs dans nos sociétés.  Servi par  d ‘excellents comédiens ( dont Adam Sandler ) au cœur d’un casting parfait, les petites notes corrosives du cinéaste, font écho,  à celles du récent Her (2013) de Spike Jonze, sur les influences du virtuel lorsqu’il s’incruste dans le réel et finit par modifier ( parasiter) les comportements.

MEN , WOMEN AND CHILDREN de Jason Reitman -2014-
Avec : Adam Sandler , Kaitlyn Dever, Ansel Elgort , Jennifer Garner , Thimothée Chalamet , Rosemarie DeWitt, Travis Trope , Katherine C.Hughes et Emma Thompson ( la narratrice )

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