Cinéma / Disparition : Jean Cosmos , un grand scénariste…

Jean COSMOS , l’art de l’écriture scénaristique …

Le scénariste-dialoguiste est décédé à l’âge de 91 ans. Il a eu un parcours d’écruture tous azimuths ( chansons , théâtre , adaptations pour la télévision et cinéma) , et aura connu la célébrité en collaborant avec Bertrand Tavernier ce qui lui valut d’être nomminé aux Césars pourd’au La vie et  Rien d’autre  (1988), Capitaine Conan ( 1996) et  La Princesse de Montpensier .

jean cosmos

Né le 14 juin 1923 à Paris de son vrai nom Jean Gaudrat , c’est sous le pseudonyme de jean Cosmos ( il le gardera par la suite …) qu’il écrit des chansons à succès , notamment dans les années 1950 , pour Les frères Jacques et Yves Montand dont deux chansons Dis-moi Jo et Les Mômes de mon quartier, figurent sur l’album du chanteur en 1951 aux côtés des célèbres , Les feuilles mortes. Jean Cosmos qui fit des études d’ingénieur qu’il ne put concrétiser dans la vie civile, lorsque la seconde guerre mondiale éclata, il se dririgea alors, au gré des rencontres , vers l’écriture , puis des pièces radiophoniques qui à l’époque se développaient et rencontraient le succès . il s’y distingue et s’ouvre aussi les portes de la Télévision  où il multiplie les expériences de scénariste et d’adaptateur d’oeuvres littéraires pour des émissions célébres de l’époque comme celle du Théâtre de la Jeunesse pour laquelle il adapte Le Capitaien Fracasse.
Il écrira même pour le petit écran une pièce Les oranges (1964) , et , il sera aussi un prolixe collaborateur à l’écriture de nombreux feuilletons restés dans les mémoires ( Rue Barrée , Ardêchois Coeur Fidéle , Julien Fontanes Magistrat ) , sans oublier le célèbre les Cinq Dernières minutes feuilleton auquel il collabora pendant des années ( 1967 à 1980 )On notera encore sa contribution d’auteur dramatique théatral avec quelques pièces dont Ce sacré Bonheur (1986 ) qui fut monté au Theâtre Montparnasse et Les Béhohènes (1961) écrit en collaboration avec Jean-Pierre Darras qui en fit la mise en scène .

l'Affiche  de  LA  Vie  et Rien d'Autre  de  Bertrand  Tavernier
l’Affiche de La Vie et Rien d’Autre de Bertrand Tavernier

Mais c’est le Cinéma et Bertrand Tavernier qui le convainc de revenir ( Jean Cosmos s’y était éssayé au milieu des années 1950 sans succès ) vers l’écriture scénaristique cinématographique . La collaboration sera fructueuse et concrétisée , aussi , par une belle amitié . Le Mariage de la dynamique d’écriture de Jean Cosmos allié à celle, de la mise en scène de Bertrand Tavernier font merveille . Et offriront au public quelques-uns des plus beaux films Français alliant une qualité d’écriture et de mise en scène au service de sujets ambitieux qui savent aussi s’adresser et toucher le plus large public . Personne n’ a oublié le magnifique La Vie et Rien d’autre ( 1988) sur le recensement des soldats disparus de la pemière guerre mondiale , ni le même conflit vu par Le Capitaine Conan (1996) sur le front des Balkans à la tête d’un Corps Franc. Ou encore , Laisser Passer ( 2002 , plongée dans la difficile condition du cinéma Français sous l’occupation durant la seconde guerre mondiale , inspiré des mémoires du Cinéaste Jean Devaivre   . Il y aura aussi , La fille de d’Artagnan ( 1994) , La Princesse de Montpensier ( 2010 ) . Jean Cosmos a également collaboré au scénariis d’ Effroyables Jardins ( 2003) de Jean Becker et de Fanfan La Tulipe ( 2003) de Gérard Krawzyck .

Une  scène  de  La  Princese  de  Montpensier  de  Bertrand  Tavernier . avec  Flornece Thomassin , Lambert Wilson , Michel Willermoz  . Au premeir  plan ,  Mélanie  Thierry  et Louis  Leprince -Ringuet .
Une scène de La Princese de Montpensier de Bertrand Tavernier .
avec Florence Thomassin , Lambert Wilson , Michel Willermoz . Au premeir plan , Mélanie Thierry et Louis Leprince -Ringuet .

Dans une superbe lettre Bertrand Tavernier lui rend un vibrant hommage «… mais la mort scénariste envieuse et méchante , a décidé de stopper notre correspondance . Et je reste là orphelin , de tant de bonheur , de tant de joies , orphelin d’une de ces amitiés si fortes, si rares . Après un autre Jean , Aurenche , c’est toi qui t’en va. Celui qui croyait au ciel et celui qui n’y croyait pas (…) je reste là au délà de ma peine , je pense à tes enfants , à Marie Laurence et j’ai envie de dire comme Philippe Noiret dans Que la Fête commence : Dieu est méchant . Mais tu me regarderais et tu me dirais : « ce n’est pas la peine d’aller accuser Dieu, il y a l’âge et la vie qui s’use et qui vous diminue et vous ronge. Mais il nous reste nos souvenirs, et tout les films que nous avons fait   ensemble  » .
(Etienne Ballérini )

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s