Le Jazz Off aux quatre coins de Nice

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OCbrother – ©Dr

Déjà, après la 1ère guerre mondiale, la musique de jazz à Nice était à la mode et la venue des touristes américains drainait les musiciens d’Outre Atlantique dans la mesure où une multitude de lieux était prêts à les accueillir. Du Négresco au Ruhl, du Casino Municipal au Palais de la Méditerranée en passant par une dizaine de night clubs comme le Normandie ou l’Ecrin, etc.… le jazz faisait les beaux jours des noctambules.

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©DR

 Très vite, les jazzmen américains vont entraîner les musiciens français et même les intégrer dans leurs formations comme Lud Gluskin et son grand Orchestre qu’il baptisait soit les Versatiles Juniors, soit les Millionnaires. Il y aura aussi les Collégiens de Ray Ventura et bien d’autres…ce qui est à souligner, c’est que tous ces groupes jouaient le plus souvent en formation big band. On ne peut pas oublier non plus Jacques Hélian, Raymond Legrand, Jo Bouillon, Alix Combelle, Aimé Barelli, une époque où les grands noms du jazz vont se faire connaître comme Django Reinhard, Stéphane Grappelli et plus tard Barney Willen.Que ce soit avant où après la deuxième guerre mondiale on pourrait dire que la Cote d’azur est le plus important rendez vous des musiciens de jazz en Europe. Après la guerre, le jazz reprend avec force car les marins américains restent en rade de Villefranche ou de Cannes et les musiciens français ne sont pas en reste, ils ont le souffle que leur a communiqué un certain Jean Marie Auda qui avait ouvert un club le Storyville qui devient très rapidement le lieu où l’on doit faire le Bœuf, nombreux sont ceux qui participeront comme les musiciens qui viennent dans les festivals avec leur leader, à l’époque ils se nommaient Ray Charles, Louis Armstrong, Lionel Hampton, Art Blakey, Bud Powell. Il y aura aussi une très forte influence jazzique avec le Hot Club de France présidé par l’infatigable chroniqueur que fût Charles Panassié pourfendeur de la tendance qui montait le « bop », mais c’est grâce à lui qu’Armstrong joua à Nice. Les années passant, la musique yéyé fait son apparition, le rock and roll est bien là et toutes ces nouveautés ont eu raison du jazz, les boîtes ferment une par une, seuls les casinos accueillent encore les big band. Il faut souligner que dans cette glorieuse époque jazzique, tout autour de Nice, la sauce avait bien pris avec Monte Carlo, Cannes, Vallauris, St Tropez et bien sûr Antibes Juan les Pins avec la grande période des années 50 avec Sidney Bechet qui se mariera sous les yeux de Mistinguett et Picasso, là aussi sa venue permettra la découverte et le succès de formations françaises comme Claude Luter, Maxime Saury ou André Réweliotty. Depuis cette époque, la vie jazzique azuréenne se borne à trois grands festivals Antibes, Nice et Monaco, des concerts de grande qualité Salle Grappelli à Nice et quelques boîtes de jazz surtout le week-end.

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Marjorie Martinez – ©DR

 

C’est grâce au grand festival que le jazz off permet aussi à un large public de découvrir la Note Bleue. A Nice, les festivités ont commencé et dureront jusqu’au 12 juillet avec 90 concerts et 30 lieux répartis aux quatre coins de la ville : Cours Saleya, les nombreuses places, les marchés de St Roch, de la Libération, et de Gorbella et bien sûr dans la zone   piétonne.

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KevinTardevet – ©Jean Louis Neveu

Difficile de nommer tous ces musiciens, un grand nombre évolue souvent en région PACA, certains forment des groupes avec des élèves ou des professeurs des Conservatoires de jazz et ce qui est intéressant, c’est d’écouter certains d’entre eux dans des formations inhabituelles comme le violoniste François Arnaud en compagnie de Robert Amiach, Yona Yacoub (ex Sashird Lao) ou encore Jean Marc Jafet et les chanteuses Nadia Scaillet, Sandrine Destéfanis et Frankie Rochester une pianiste américaine qui est passée du classique au jazz sans oublier le fiston Jean Christophe Galliano en quartet qui devrait revisiter pour la circonstance quelques tubes de papa qui, il faut le rappeler, est le parrain du festival.

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Jean Christophe Galliano – ©Poulp

Une fête du jazz sans une déambulation à travers la ville à la façon New Orleans n’en serait pas une, la tache a été confiée au R-SAS Band mais il y a une originalité dans cette formation et surtout dans leur répertoire …le Ska, une musique née aux Caraïbes où les cuivres étaient prédominants ainsi que les saxophones. N’hésitez pas à découvrir ce genre où bien sûr calypso et meringué feront chalouper les spectateurs. Ecouter du jazz, c’est bon pour la santé et pour tout vous dire…le jazz Off, c’est gratuit !

 

 

Jean Pierre Lamouroux

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Nadia N’Goi – ©DR

 

 

 

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