Disparition / Bob HOSKINS, la British touch

BOB HOSKINS , la British Touch

Le Comédien qui a connu la notoriété internationale pour ses rôles dans Roger Rabbit,  le film de Robert Zéméckis et Mona Lisa le film de Neil Jordan pour lequel il avait reçu le Prix d’interprétation au Festival de Cannes ,  s’est éteint des suites d’une Pneumonie à l’âge de 71 Ans .

Bob  Hoskins
Bob Hoskins

Il avait annoncé  il y a deux ans mettre fin à sa carrière de Comédien car il souffrait de la maladie de Parkinson .
Ne en Grande Bretagne dans le Bury St Edmunds , en 1942 , issu d’un milieu modeste ( père comptable, mère institutrice ) , après avoir connu l’incertitude quant’ à son avenir professionnel en multipliant expériences et travaux occasionnels dans des secteurs de métiers différents, il se découvre une passion pour le Théâtre  à l’age de 25 ans . Une  passion   qui lui permettra de faire l’apprentissage de la scène et du jeu de comédien en travaillant et jouant les classiques. C’est sa présence sur le planches qui le fera remarquer et  de décrocher ses premiers rôles face aux caméras de Télévision , notamment dans les séries qui dans les années 1960 / 70 commençaient à fleurir dans les programmations du petit écran Britannique pour lequel in continuera à travailler ensuite sur des productions plus ambitieuses où il incarnera des rôles prestigieux ( le iago d’Othello) et des personnages historiques ( Churchill, Mussolini , Noriega …) qu’il incarnera  aussi au cinéma  comme  le Nikita Kroutchev du film de Jean -jacques Annaud, Stalingrad ( 2001) .  Menant  désormais carrière sur scène  à la Télévision  et au Cinéma .

Bob Hoskins  dans une scène  de  Qui veut la peau de  Roger  Rabitt?
Bob Hoskins dans une scène de Qui veut la peau de Roger Rabitt?

Au  Cinéma, c’est  en 1972 qu’il y débute avec des petits rôles avec des cinéastes célèbres de l’époque, Richard Lester ( le froussard héroïque ) , Douglas Hicocx , Alan Parker ( The wall) , Terry Giliam          ( Brazil / 1985), ou encore Francis Ford Coppola ( Cotton Club/ 1985) .Le succès sur grand  écran va  le rejoindre en lui faisant  franchir le pas d’une consécration Internationale qui lui permettra de briller dans les premiers rôles et de se confronter aux plus grandes  stars, dans des productions internationales,  avec lesquelles ….il rivalisera avec bonheur. L’un des premiers pas importants passera par la croisette Cannoise avec la sélection officielle du film de Neil Jordan Mona Lisa ( 1986 ) qui va lui permettre de remporter le Prix d’interprétation Masculine pour son rôle d’ ex-truand qui à sa sortie de prison se recycle en chauffeur de Call Girl de luxe, avec laquelle il nouera une liaison. Un rôle qui lui permet de  se  montrer dans  un registre plus grave et sensible  et  de  se  dégager  d’une  palette de personnages  plus légers en osmose avec un physique qui s’y prête .
Ce qu’avait bien compris, Roberrt Zémeckis qui en fait son détective privé aux prises avec les stars de l’animation dans Qui veut la peau de Roger Rabbit ? ( 1988), énorme succès international  au  rendez-vous .

Bob Hoskins  dans  une  scène  de  Mona  Lisa
Bob Hoskins dans une scène de Mona Lisa

Dès lors le comédien qui devient « bancable » se glissera… dans la peau du Pirate mouche dans le Hook de Steven Spielberg ( 1991 ) et sera du Cercle des intimes d’Andreï Kontchalovsky la même année . Il se lancera -même-  dans l’expérience derrière la caméra avec The Raggedy Rawney ( 1988) une trégédie originale orchestrée autour de la désertion d’un soldat durant la seconde guerre mondiale qui fut présenté en section parallèle au Festival de Cannes . Désormais sur orbite, le comédien se partagera avec bonheur ( hormis le désastre qu’il regrettera de Super Mario Bros !) , entre les films à vocation plus commerciale et ceux dont l’ambition était plus en correspondance avec ses goûts . C’est dans ceux – là qu’il donnera la pleine mesure de ses qualités de comédien sachant alterner la gravité et la légèreté avec cette assurance et cette prestance,  dont on peut trouver le pleine mesure dans  ce qui est  un de ses plus beaux rôles à notre avis , celui du  film de Stephen Frears Madame Henderson Présente (2006) où il donne magistralement la réplique à la grande Judi Dench . Le film fait partie de ceux qui dans la dernière partie de sa carrière lui permettront de rester dans le cœur du public . Un public qui pendant quarante  ans , des planches au grand écran aura été sensible à cette humanité touchante qui se dégageait de l’homme et du comédien .

Bob Hoskins et  Judi Dench  dans  Madame  Henderson Présente
Bob Hoskins et Judi Dench dans Madame Henderson Présente

Un homme et un Comédien qui savait distiller à merveille les nuances d’un art qu’il maîtrisait avec un dextérité étonnante , sachant donner à la dualité qui est dans l’être humain toute sa complexité en allant tout aussi bien chercher dans les failles et les faiblesses que dans la douceur, la bonté et l’humanité dont ils sont porteurs . Ces multiples facettes qu’il aimait explorer … pouvant être à la fois ce directeur de théâtre  de Madame  Henderson Présente,  qui cherche à briser les conventions des mœurs conservatrices  de  l’époque , ou le très ambigü Edgar G. Hoover , l’homme du FBI dans son face à face avec Richard Nixon ( incarné par Anthony Hopkins ) dans le film  Nixon  d’Oliver Stone . Ou encore, être ce politicien véreux dans  le  Domsday de Neil Marshall (2008).
Good Bye Mister Hoskins …

(Etienne Ballérini )

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