image Jacques-Olivier BOSCO, un retour en force !

Quatrième polar de JOB, aux éditions Jigal. Une distinction par rapport aux trois premiers : la concision, qui fait gagner en impact et en rythme.

Bosco

On retrouve une préoccupation chère à l’auteur : montrer des truands à l’ancienne (ceux qui respectaient un code d’honneur, celui du Milieu décrit par Le Breton ou Simonin, et qui se considéraient comme des « vrais hommes ») dans une époque actuelle, où les valeurs sont ballotées au gré du vent. La recette marche parce que ce décalage permet, sans pour autant tomber dans le passéisme, une remise en question judicieuse du mouvement actuel de notre société (et en cela, le travail de JOB s’inscrit pleinement dans une des fonctions du polar, qui, rappelons-le, est une littérature de la dénonciation des travers sociétaux).

Mais pour que la recette soit complète, d’autres éléments sont évoqués : l’amitié, la trahison, les braquages, l’assistance publique, la rédemption, les flingues, les femmes…

Seule limite à ce texte : l’aspect caricatural, en tout cas poussé à l’extrême, des personnages et de certaines situations (au risque de les décrédibiliser)…

Loupo est un braqueur, surnommé Le Flingueur. Avec son meilleur pote, Kangou, ils délestent les bureaux de banques. Pas seulement pour le fric, qui n’est que secondaire, mais surtout pour les sensations, l’adrénaline, l’excitation ressentie, la toute-puissance…

Jusqu’au jour où Loupo, qui signe chacun de ses braquages par un coup tiré en l’air, tire par mégarde sur un enfant.

Miné, il ne songe qu’à une chose : se buter ou se rendre aux flics. Mais avant cela, suite à une promesse, il lui reste une dernière chose à faire : « Le Coup », celui sur lequel Le Chat, le troisième larron de la bande, les a rencardés et qu’ils attendent impatiemment, avec Kangou, depuis plusieurs semaines. Et puis, il y a Nora, qui depuis peu s’est incrustée dans sa vie…

Dernier élément (but not…) : l’interdépendance du style et du rythme. Comme déjà dit en exergue à cette chronique, la concision de l’écriture apporte un impact au texte qui trouve son origine dans le style développé par l’auteur. Le flow est brut, punchy, sec et nerveux.

Pour son quatrième roman, JOB se réinvente une écriture à l’efficacité acérée.

Loupo, Jacques-Olivier Bosco, Editions Jigal, 2013

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