image Jazz / Les Belmondo ou la musique de père en fils

Les Belmondo (photo de Pascal Pittorino)
Les Belmondo (photo de Pascal Pittorino)

Concert de jazz très attendu ce 8 novembre salle Grappelli à Nice avec le Belmondo Family en tournée dans toute la France, ce sera aussi l’occasion de présenter leur dernier CD qui ne manque pas de panache car il y a sur cet enregistrement un 3ème Belmondo qui joue du saxophone baryton et qui est le papa du trompettiste Stéphane et du saxophoniste Lionel. Un père qui n’est pas un inconnu dans le monde musical en particulier dans son fief toulonnais à Solliès-Toucas où les « petits » ont grandi. Entretien.

 

Yvan comment peut-on résumer votre carrière de musicien ?

Dés l’âge de 7 ans, j’ai commencé la musique, mon père était aussi musicien, figurez vous que j’ai gagné mon premier « guigue » à 11 ans dans un orchestre de bal, j’étais content de jouer avec les grands, des gens du métier car, à l’époque en 1947, les bals de quartiers ou de villages, c’était toutes les semaines et à Toulon il y a toujours eu une pépinière de bons musiciens…j’écoutais aussi la radio sur la Voix de l’Amérique qui passait beaucoup de jazz et de la variété très rythmée, et puis finalement j’ai commencé à gagner ma vie comme cela « au cacheton », et puis mes enfants sont arrivés, ils ont eu envie en grandissant de faire de la musique et c’est à ce moment là que j’ai pris la direction de la Communale de Solliès, une école de musique, on ne jouait pas forcément du jazz mais il y en avait quand même un peu car, depuis l’après guerre en France, les musiciens formaient des orchestres ce qui a fait une certaine émulation auprès des musiciens français, il était courant que la population reprenne des airs très jazz  en ayant entendu des orchestres comme Jacques Hélian, Ray Ventura, Aimé Barelli, ils faisaient aussi danser et le swing et le be-bop étaient souvent au programme des orchestres régionaux et même l’accordéon se prêtait parfois au jazz avec entre autre Gus Viseur, Marcel Azzola, Tony Murena…donc, nous étions bercés par cette musique et pour en revenir à mes enfants, Lionel a commencé le piano, j’ai proposé la guitare à Stéphane, il a préféré l’accordéon.

Vous aviez aussi un orchestre ?

Oui, j’ai créé les Méditerranéens, il y avait de tellement bons musiciens que l’on pouvait aligner quatre cuivres, deux rythmiques avec chanteurs et chanteuses, ça tournait bien, on jouait au Palm Beach de Cannes, à Monte Carlo, à Deauville et puis les amitiés se nouaient, ce fût avec Aimé Barelli, avec les Petrucciani qui sont même venus enseigner dans mon école.

Les Belmondo en noir et blanc (photo de Pascal Pittorino)
Les Belmondo en noir et blanc (photo de Pascal Pittorino)

Pourquoi jouer et enregistrer ensemble seulement en 2013, c’est le moment propice ?

Il y avait une carrière à mener, avec le succès ils ont été emportés par les concerts, les tournées, les projets qu’ils ont réalisés chacun de leur côté et souvent ensemble. Un travail de création qui n’a pas permis que je m’insère dans ce travail avant, ce qui ne m’a pas empêché de parler avec eux de leurs carrières…bref, tout ce qui touche à  cette création musicale et c’est eux qui ont eu l’idée de m’associer à l’un de leurs projets et c’est formidable. Je ne dirais pas que c’est une seconde jeunesse qui m’attend mais ça devient un autre grand moment dans ma carrière et surtout, ils n’ont pas voulu que ces concerts soient  seulement des compositions à eux, ils m’ont demandé quels standards j’aimais, quels musiciens je préférais, les morceaux que j’aimerais jouer…bref, ils me laissent carte blanche, j’ai même pu avoir des exigences, vous vous rendez compte…par exemple, de ne pas jouer avec un piano, je pense que la rythmique est dépouillée avec lui, sans piano ça se rapproche beaucoup plus de certaines bases un peu comme le quartet de Gerry Mulligan. Le jazz est venu vers moi, j’essaie d’en être le bon messager.

 

Un messager que l’on attend avec bonheur dans ce MEDITERRANEAN SOUND avec Lionel et Stéphane en compagnie de Jean Pierre Arnaud à la batterie, Sylvain Romano à la contrebasse et Jean Philippe Sempere à la guitare, ce sera le vendredi 8 novembre salle Stéphane Grappelli au Cedac de Cimiez à Nice. Il ne faut pas oublier la première partie avec le quartet du saxophoniste Max Ionata en compagnie de Alesandro Collina au piano, Marc Peillon à la contrebasse et Rodolfo Cervetto à la batterie

 

Jean Pierre Lamouroux

 

Info : CEDAC de Cimiez, 04 93 53 89 66

 

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s