Cinéma / Je me souviens … d’une grande sauterelle .

Je me souviens , Mireille Darc, qu’on t’appelait « La grande sauterelle »
Je me souviens du film « La grande sauterelle », (1967) de Georges Lautner, où tu tenais le rôle de Solène, une fille prodigieusement libre qui rit, qui ment, qui fait ce qui lui chante. 

Mireille Darc

Je me souviens que tu as tourné 13 films avec lui, et que tu disais «« Depuis dix ans, les films de Georges sont considérés comme des œuvres-cultes, ce que nous ne pouvions imaginer quand nous les tournions en nous amusant beaucoup. » (Interview à Paris-Match,  publié le 27 novembre 2013, Lautner est décédé le 22 novembre 2013 –  Voir l’article sur notre site )    Je me souviens que ton premier film avec lui était « Des pissenlits par la racine »
Je me souviens que tu es née en 1938 à Toulon. Tu entre au conservatoire de Toulon, école alors gratuite. Tu en sors en 1957, avec un prix d’excellence.
Je me souviens que tu monte à Paris en 1959, et que tu choisis le pseudonyme Darc par référence à Jeanne d’Arc et à « l’Arc, la rivière de mon enfance ». Tu gagne ta vie pour payer tes cours de théâtre de Maurice Escande, en promenant une heure tous les jours le chien d’une comtesse, gardant des enfants, faisant des présentations de mode au Printemps, posant pour un peintre et des romans-photos.

Mireille Darc , Face à Louis De Funès dans Pouic Pouic de jean Girault

Je me souviens que c’est la télévision qui te révèle grâce à La grande Brétèche de Claude Barma en 1960 et à Hauteclaire de Jean Prat en 1961, où tu joue le rôle féminin principal.
Je me souviens que avec tu tournes avec Pierre Richard dans Le grand blond avec une chaussure noire (1972) puis Le retour du grand blond (1974) d’Yves Robert où tu fais sensation avec une robe ultra-sexy. Ces rôles te permettent de confirmer ton statut de sex –symbol,  et d’actrice phare du début des années 1970.
Je me souviens que tu as tourné pour Jean-Luc Godard en 1967, Week-end. Un couple de Français moyens, Corinne et Roland, passe son week-end en voiture sur les routes d’Ile de France et limitrophes, en circulant (quand c’est possible) entre embouteillages monstrueux et accidents sanglants. Leur « week-end » est ponctué de rencontres aussi bizarres que diverses : les membres du FLSO (Front de Libération de Seine-et-Oise), Joseph Balsamo, Emily Bronte, Saint-Just, Marie- Madeleine ou bien encore le « Gros Poucet ».
Je me souviens que dans les années 80, ta carrière est interrompue par une opération à cœur ouvert réalisée par le professeur Christian Cabrol.

Hardy Krüger et  Mireille Darc   dans une scène de la Grande sauterelle de Georges Lautner  

Je me souviens que lors d’un accident de voiture dans un tunnel en Vallée d’Aoste, tu es grièvement blessée et ta colonne vertébrale fracturée t’immobilise pendant trois mois. Tu te sépare d’avec Alain Delon après quinze ans de vie commune ( Une malformation cardiaque t’interdisant de porter un enfant au risque d’y perdre la vie, le couple se sépare en raison du désir d’Alain Delon d’avoir d’autres enfants) et que tu quitte alors le cinéma.
Je me souviens que tu reviens à la télévision dans les années 1990 pour de nombreux rôles dont une bourgeoise redoutable dans Les cœurs brûlés ou Les Yeux d’Helene. Suivent Terre indigo, Le Bleu de l’Océan et Frank Riva où tu retrouve Alain Delon.
Je me souviens que tu publie en 2008, chez XO éditions ton autobiographie «Tant que battra mon cœur » dont tu disais « Mettre ma vie en mots m’aura pris plus d’une année, sans cesse entre le rire et les larmes. Est-ce que je suis fière du résultat ? Je suis fière d’être allée au bout… Pour le reste, je n’ai fait qu’écouter ce que me disait mon cœur. »
Je me souviens que tu écris ce livre en collaboration avec le journaliste et écrivain Lionel Duroy, dont son roman L’hiver des hommes en fait le lauréat du prix Renaudot des lycéens 2012 et du prix Joseph Kessel 2013.

Mireille Darc et Pierre Richard – Une scène de Le retour du Grand blond de Georges Lautner

Je me souviens que tu as tourné une soixantaine de films mais que tu as joué au théâtre des pièces de Curzio Malaparte, Peter Ustinov, Neil Simon (dramaturge et scénariste américain) et en 2007 : Sur la route de Madison, d’après le roman de Robert James Waller, avec Alain Delon.
Je me souviens que tu as également réalisé en 1989 un film, « La barbare », d’après le roman de Katherine Pancol, avec Murray Head, Angélina Molna, Aurélie Gibert.
Je me souviens que tu as également travaillé pour la télévision, et qu’en 2001, tu réalise des reportages pour « Envoyé spécial » sur « les greffes d’organes et les prostituées » et sur France 3 « Le Doute et l’espérance » ainsi que sur « des malades du cancer ».
Je me souviens du documentaire Elles sont des dizaines de milliers sans abri (2015 France 2), que tu réalise avec Nathalie Amsellem. En France, 2,5 millions de femmes vivent sous le seuil de pauvreté. Certaines n’ont pas de logis. D’autres pourraient ne pas savoir où dormir prochainement. Ces personnes aux itinéraires cabossés sont en équilibre sur le fil de l’existence. Prendre un repas chaud, trouver des couvertures, des vêtements ou un endroit pour se reposer… c’est une bataille qu’elles mènent au quotidien.

Une scène de la série TV, Terre indigo . Mireille  Darc et Francis Huster …

Je me souviens que tu es la marraine de l’ONG « La chaine de l’espoir ». Cette ONG a pour mission de permettre aux enfants des pays en voie de développement d’avoir accès aux soins médicaux et chirurgicaux et à l’éducation scolaire. La Chaîne de l’espoir met son expertise au service des enfants victime de catastrophes humanitaires. Elle envoie des équipes médicales, chirurgicales, des médicaments, du matériel.
Je me souviens que, victime de deux hémorragies cérébrales en 2016, toi qui souffrais d’un souffle au cœur depuis l’enfance, avais subi une troisième attaque cérébrale dans la nuit du 28 au 29 septembre 2016. Tu décèdes le 28 août 2017.
Je me souviens que je donnerais toute la filmographie de Brigitte Bardot, pour n’importe lequel d’un plan de film avec toi, Mireille Darc. Elle n’était qu’un sex-symbol, tu étais la joie de vivre.
Jacques Barbarin

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2 commentaires

  1. Bonsoir, ne vous a-t-on jamais conseillé de relire vos « papiers » avant de les publier ?
    Je dénombre pas moins de 5 fautes d’orthographe dans vos quelques lignes !
    Apparemment vous êtes fâché avec les conjugaisons des verbes du 1er groupe à la 2ème personne du singulier du présent de l’indicatif !
    Ex : « tu monte à Paris » >>>> tu montes
     » tu joue le rôle « >>>> tu joues
     » tu te sépare d’avec A.D. » >>>>> tu te sépares
     » tu retrouve A. D. » >>>>>> tu retrouves
    Mais aussi un verbe être à la 3ème personne du singulier au présent de l’indicatif !
    Soit : « ta carrière es interrompue » >>>>>>> est interrompue !
    Beaucoup d’étourderies ! Merci le langage simpliste des SMS !
    Notre langue française s’appauvrit bien vite ! Entre nous c’est dommage pour un texte publié !

    Sinon, merci pour ce rapide rappel de la vie de cette femme charmante et au grand cœur qu’était Mireille Darc. Nous la regretterons longtemps.

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