Le temps passe…déjà le 57ème Jazz à Juan

Même si les plus belles années sont terminées, celles où la population et les touristes de Juan les Pins vibraient aux sonorités jazziques jours et nuits tout l’été, il reste désormais une semaine en juillet où la Note Bleue résiste…c’est comme çà, le temps passe. Bref.. il faut faire avec, chacun ira écouter du jazz ou son extension comme le précise le(la) rédacteur du programme, de Brandfort Marsalis à Luke Elliot et d’ Archie Shepp à Gauthier Roubichou et les Faiseurs de son. Dans les véritables extensions, on ne boudera pas son plaisir en revoyant les grands du blues avec Buddy Guy et Taj Mahal sans oublier les belles voix de Gregory Porter et Jamie Cullum. Le grand monsieur de cette 57ème édition pour le jazz, en dehors de Sting et Tom Jones, c’est Archie Shepp, le phénix du free qui, dés les années 60, s’engage dans ce jazz progressif après avoir écouté Coltrane. Très vite, il sera un chef de file incontesté au milieu d’autres musiciens accros à ce mouvement musical comme Sun Ra, Carla Bley, Cécile Taylor et bien d’autres mais, il est aussi un intellectuel, il écrit pour le théâtre, enseigne la sociologie du jazz, il défend la cause des noirs défavorisés, il n’oublie pas ses origines et appuie ses convictions, notamment quand il chante Mama Rose en hommage à sa grand mère qui avait connu l’époque de l’esclavage, un titre que les spectateurs de Jazz à Juan en 1970 avaient pu entendre. Donc, pour écouter l’une des mémoires du jazz, il est activement proposé de se rendre à la Pinède Gould ce 21 juillet. Un autre moment à découvrir pour le 15 juillet, si l’on veut voir cette nouvelle génération du jazz actuel, malheureusement, ils sont présentés tous en bloc le même soir, des artistes comme Emile Parisien, Vincent Peirani, Baptiste Herbin, Thomas Enhco ou Anne Paceo pour ne citer qu’eux qui font un tabac depuis un moment avec avec leurs groupes respectifs. Je n’oublie pas bien sûr la belle soirée du 18 juillet avec Brandford Marsalis et Kurt Elling et pour le second concert, une autre mémoire du jazz, le saxophoniste Wayne Shorter. Allez les cigales, on n’attend plus que vous.

Jean Pierre Lamouroux

Du 15 au 23 juillet Antibes Juan les Pins

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