Théâtre / Shakespeare Free Style

« Je poursuis ma conviction que Shakespeare est l’ultime auteur pour tous. Après le succès de notre festival Shake Nice ! l’an dernier, je souhaite entraîner nos établissements scolaires dans une aventure théâtrale trépidante. Pour cette édition, nous avons invité plus d’une dizaine de classes de collèges et lycées du département à proposer leurs réinventions et mises en scène de pièces de Shakespeare. Leur seule contrainte : ne pas en avoir ! Ils ont pu ainsi se permettre une liberté totale autour d’une œuvre de leur choix, qu’ils ont montée à leur idée, avec leur langage musical, visuel, rappé, dansé… Je souhaite que ces jeunes puissent s’approprier ces pièces fondatrices et goûter à leur magie. » (Irina Brook)

Shakespeare free styleEt c’est ce qui nous a valu, pour achever le « Shake Nice 2016 », deux après-midi stupéfiantes dans la salle Pierre Brasseur, samedi 23 et dimanche 24 janvier.
«Le cadeau de Shakespeare à tous les metteurs en scène du monde, c’est qu’il se laisse tirer dans tous les sens et permet les inventions de chaque metteur en scène et qu’on n’a pas besoin de le défendre, il se défend très bien tout seul » (Irina Brook, 18 septembre 2014)
Nous en avons eu la preuve manifeste avec, l’an dernier, le « Twelfth  night »(La nuit des rois) en indi, et, il y a juste deux semaines, « Shake » mis en scène par Dan Jemmet, d’après… la même Nuit des Rois. Cette preuve se perpétuait avec ces deux journées « free style » et montrait à l’envi que, en confiant le grand Will à des collégiens, à des lycéens, ils y trouveraient l’écho de problématiques qui leur son propre, et que, en voyant leurs réalisations, ils ne déparaient point d’un metteur en scène hindou ou d’un britannique iconoclaste. Ce qu’ils font de Shakespeare, la sauce à laquelle ils le mangent, c’est encore du Shakespeare.
L’amour éperdu, le trouble des sentiments, la violence du monde, l’exagération dans l’humour, tout cela parle à ces jeunes entre  …. allons, disons 12 et 18 ans. Et ils vont au charbon, croyez-moi. Sur la dizaine de collèges et de lycées représentée tout au long de ces deux journées, certains viennent de classe de théâtre, d’autres de collège ou d’école internationaux, d’autres de classes toutes simples. Mais l’envie et la foi ne manquait pas.
Quelle pièce pouvait le plus parler à ces jeunes ? Bien évidement Roméo et Juliette, objet de ¾ – si ce n’est plus – des réalisations. Mais à chaque fois, l’angle d’attaque est différent. Dans cette pièce la violence du monde est là, la fête aussi, le plaisir, le jeu, la mort également : il est sûr qu’elle de pouvait que parler à des jeunes. Et ces 12-18 ans avait des moyens de nous parler, de nous toucher, que ne désapprouverait pas le grand Will.
L’une des plus originales sur ce thème a été celle du Lycée Agricole et Horticole d’Antibes et prenant pour axe l’un des personnages les plus violents de cette pièce, Tybalt, Tybalt, prince des chats.
A noter aussi Le songe d’une nuit d’été, traité comme un cabaret, par le lycée Paul Valéry de Menton. Et aussi, hors Roméo et Juliette, The merchant of Venice  (le marchand de Venise) par le Collège International de Valbonne, le travail sur les disparitions avec Qui est là ?, du Lycée René Gosciny de Drap.
Ces deux journées n’étaient pas une fermeture, mais une ouverture, ne serait-ce qu’un passage de relais avec le Shake Nice 2017.

Jacques Barbarin

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s