Je me souviens de l’Arménie

Je me souviens que l’Arménie est dotée d’un riche héritage culturel, qu’elle est une des plus anciennes civilisations au monde.
Je me souviens que si la langue officielle est l’arménien, on y parle également russe, anglais et français.

Le Mont Ararat et le monastère Khorvirab
Le Mont Ararat et le monastère Khorvirab

Je me souviens que si le mont Ararat est le sommet le plus élevé de Turquie (5 165 mètres d’altitude), il était auparavant situé en Arménie Occidentale.
Je me souviens que le nom Ararat apparaît pour la première fois dans la Bible: le livre de la Genèse évoque une chaîne de montagnes où se serait posée l’arche de Noé après le Déluge, dans le royaume d’Ararat.
Je me souviens que Nikos Kazantzakis parle du Mont Ararat dans sa Lettre au Gréco
Je me souviens que la cuisine de l’Arménie et de sa diaspora est riche de sa diversité qui s’est forgée au cours de l’Histoire.
Je me souviens de l’importance du cinéma arménien avec des réalisateurs comme Sergei Paradjanov ou Atom Egoyan. Du premier je me souviens des Chevaux de feu, du second De beaux lendemains.
Je me souviens du film de Robert Guédigian, L’armée du crime, qui retrace le parcours du groupe de résistants communistes des FTP-MOI mené par Missak Manouchian.
Je me souviens de ces vers d’Aragon dans « Strophes pour se souvenir : Adieu la peine et le plaisir Adieu les roses / Adieu la vie adieu la lumière et le vent / Marie-toi sois heureuse et pense à moi souvent / Toi qui vas demeurer dans la beauté des choses / Quand tout sera fini plus tard en Erivan… »
Je me souviens qu’il y a une importante communauté arménienne à Nice.
Je me souviens que l’église apostolique arménienne Ste Marie a été construite grâce à une souscription populaire, que la pose de la première pierre a été le 17 août 1927 et qu’elle a été consacrée le 6 janvier 1928 par Mgr Krikoris BALAKIAN.
Je me souviens d’Une bête sur la lune, de Richard Kalinovski, mis en scène par Irina Brook.
Je me souviens du Cercle de l’ombre, vu récemment au Théâtre de Nice.

Génocide arménien
Génocide arménien

Je me souviens que 2015 marque le centième anniversaire du génocide arménien, entamé en Avril 1915.
Je me souviens que sur une population arménienne mondiale estimée à 11 millions de personnes, seuls 3,3 millions résident en Arménie.
Je me souviens que plusieurs milliers d’Arméniens s’installèrent en Europe de l’Ouest (principalement en France, Allemagne, Italie et Pays-Bas) et aux Amériques (du Nord comme du Sud).
Je me souviens que je m’appelle Barbarin, mais cela aurait pu être Barberian.
Je me souviens qu’un barbare n’est pas forcement une brute sanguinaire, mais étymologiquement quelqu’un qui ne parle pas la langue.
Je me souviens que nous portons tous en nous notre propre barbaritude.
Je me souviens que je suis Angossian, je suis Bogassian, je suis Dermidjian,  Je suis Garabedian, je suis Kéchichian… je suis Tcheraghastshian.
Jacques Barbarin

 

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