Exposition / A Tipaza, sur les pas de Camus d’Henri Maccheroni

WP_20141202_008Jusqu’au 28 février, l’artiste Henri Maccheroni expose ses photographies « à Tipaza sur les pas d’Albert Camus » à la bibliothèque universitaire Lettres, Arts et Sciences Humaines Henri Bosco à Nice.

Travaillant depuis des années sur les signes, explorant les vieilles pierres, les vestiges, les marques laissées par les hommes et les civilisations, il construit peu à peu un paysage de l’humanité abstrait ancré dans la terre.

WP_20141202_006Les photos exposées montrent des colonnes romaines, des fondations de maison disparues et les relient avec la nature dans laquelle elles se fondent. Comme cette colonne dressée au milieu des feuillages des arbres ou cette herbe/mousse recouvrant ces murs.

Par le passé Maccheronni avait travaillé en peinture sur des signes abstraits dans lequel il projetait l’imaginaire et le savoir. Dans ce travail, il part d’une réalité pour le transformer en signe mouvant. Car c’est bien le réel, cette nature qui prend vie au contact de ces signes (ou l’inverse).

WP_20141202_009Mais l’artiste, en thésaurisant ainsi ces traces laissées de l’autre côté de la Méditerranée cherche à convoquer sa propre histoire et l’histoire d’une région. Niçois et donc méditerranéen, il regarde au travers ces photos les liens qui unissent ces peuples. Métissage des cultures, désenchantement d’une civilisation, c’est une histoire commune à tous. Camus avait compris la destinée de l’homme. Les collaborations de Maccheroni autour d’ouvrages avec des poètes comme Michel Butor ou Raphaël Monticelli montrent son attachement à transmettre et engager une synergie artistique, amorçant constamment un regard artistique transversal.

WP_20141202_010La bibliothèque détient d’ailleurs un fonds Henri Maccheroni très important qui est exposé en parallèle dans les vitrines.

Au travers de plus 120 ouvrages, Henri Maccheroni n’a eu de cesse de théoriser son « art socio-critique » comme il le définit. Avec ses créations et en tant qu’humaniste, il questionne le monde qui l’entoure. Un monde abstrait parfois mais qui ne quitte jamais des yeux une certaine réalité. Cette exposition au sein d’une bibliothèque lui sied donc plutôt bien. Un art ouvert au public dans lequel, grâce à ce travail d’abstraction du réel chacun peut se retrouver et trouver l’expression pour mieux comprendre le monde. Un peu comme Camus.

Julien Camy

Jusqu’au 28 février 2015

BU Lettres, Arts et Sciences Humaines Henri Bosco, campus Carlone
100 Bd Edouard Herrio, 06200 Nice
– Entrée libre

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