Cinéma / WHITE GOD de Kornél Mundruczo.

WHITE DOG  de  Kornel Mundruczo.
Présenté au Festival de Cannes en Mai dernier, le film y a fait sensation , et a remporté le Prix de La section Un Certain Regard dans laquelle il était présenté. Conte visionnaire aux accents Fantastiques et politiques , le film est une superbe réussite par la qualité de sa mise en scène et par la réflexion que le sujet suscite . Ne le manquez pas…

l'Affiche  du  Film.
l’Affiche du Film.

Le sixième long métrage du réalisateur Hongrois qui s’est fait une belle réputation dans les Festivals dont le Delta (2008) qui reçut un accueil critique unanime . C’est aussi un cinéaste dont l’originalité du regard et du traitement , innovant , et parfois choc , ne laisse pas indifférent . Et c’est confirmé à la fois par le traitement et l’originalité du sujet – ici – qui nous plonge dans un conte visionnaire où le réel trouve son prolongement dans une réflexion faisant référence à la maltraitance animale qui trouve des échos politiques , en même temps qu’une dimension aux accents fantastiques .
Une jeune fille, Lilli ( Zsofia Psotta ) , en osmose avec son chien, Hagen, se retrouve confiée par sa mère… à son père qui déteste les chiens, et qui  refuse d’accepter celui de sa fille à la maison et l’abandonne dans la rue…dès lors,  le chien abandonné tombe sous le coup de la Loi . En effet, en Hongrie , une mesure étatique privilégiant l’élevage des chiens de race, relègue les bâtards  aux refuges après avoir étés pourchassés et capturés par les services d’hygiène qui ne veulent pas les voir trainer dans les rues …c’est ce qui arrive à Hagen qui va réussir à s’échapper mais sera capturé par des trafiquants qui organisent des réseaux de revente en vue de les préparer pour des combats objets de paris clandestins .Au travers de l’odyssée de Hagen c’est à une charge virulente sur la maltraitance des animaux et son corollaire, l’exploitation par des gens sans scrupules  pour en faire des bêtes de combat, objets de juteux profits pour des organisations Mafieuses qui ne manquent pas de faire fructifier leur gains , via internet

Lilli ( Zsofia Psotta  )  et  son Chien  Hagen
Lilli ( Zsofia Psotta ) et son Chien Hagen

. «  White God m’a été grandement inspiré par les rapports sociaux invraisemblables et de plus en plus hostiles de nos jours (…) à  la place des minorités j’ai choisi des animaux comme le sujet de mon film (…) je raconte donc l’histoire d’une espèce qui était autrefois l’amie de l’homme et que l’homme a trahie », dit- il. Et celle-ci, va se rebeller contre son maître . Mais , lorsque la fable de la révolte canine bascule dans le fantastique , Le cinéaste, refuse de tomber dans la surenchère du cliché qui réduirait à néant son propos  et  propose  un final éblouissant qu’on vous laissera découvrir .Car tenez-vous le pour dit, le sens du récit, du rythme , de la mise en scène et de la réflexion sur certains thèmes qui touchent au rapport homme et animal, le  cinéaste  précise à ce sujet  : « mon intention était de  démontrer  que l’humanité  et les animaux  partagent le même univers. Seulement si nous sommes  capables  de nous  mettre  dans la perspective d’autres  espèces avons- nous les chances de baisser les armes ? » .

Les  chien errants  ...qui  tombent  sous  le  coup de  la Loi
Les chien errants …qui tombent sous le coup de la Loi

Et à la question que pose le titre de son film qui joue sur l’inversion des lettres ( Dog/ God ) , le réalisateur répond dans le dossier de presse du film «  Je voulais mettre le film dans une perspective qui permette de comprendre que le chien est le symbole de l’éternel marginal pour qui son maître est un Dieu Est-il Vraiment Blanc ?…ou chacun son Dieu ? . L’homme blanc a maintes fois prouvé qu’il est seulement capable de régner et de coloniser. Cette collocation cache beaucoup de contradictions , c’est pour cela qu’elle m’a tellement plu » , explique-t-il

.En faisant du chien le symbole de l’éternel marginal pour lequel son maître est un Dieu , il  nous offre un superbe divertissement qui donne à réfléchir, et qui , par l’incroyable direction de nos amis les chiens et un récit palpitant et surprenant , va devenir sans  aucun doute, un film-culte… D’ailleurs Le Jury présidé par Pablo Trapero , lui a décerné son Prix «  Un Certain  Regard » . On est d’accord …
( Etienne Ballérini )

WHITE GOD   de  Kornél Mundruczo –  2014-  Prix  Un Certain regard  , Festival de  Cannes

Avec : Zsofia Psotta,  Sandor Zsoster , Szabolcs Thuroczy , Lilly  Monori …et  le chien  Hagen

 

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s