Je me souviens / Une chanson « Chau Viva ! »

Je me souviens d’une chanson dont les paroles étaient du poète Jean Luc Sauvaigo et la musique de Mauris, qui la chantait aussi.

Jean-Luc Sauvaigo (photo George Souche)
Jean-Luc Sauvaigo (photo George Souche)

Je me souviens que son titre était « Chau viva ! »
Je me souviens que le mot en langue niçoise Chau se dit en italien Ciao et se prononce comme ce dernier.
Je me souviens que vous pouvez trouver les textes en niçois et en français des chansons de Mauris sur le site de l’Institut des Etudes Occitanes, http://ieo06.free.fr
Je me souviens m’être dit que ces paroles feraient un beau cadeau de Noël aux lecteurs de Ciaovivalaculture.
Je me souviens qu’il faut que je me prenne deux bonnes semaines de vacances. Alors, amis lecteurs
Chau viva  e a l’an que ven !

« Jacou » Barbarin

 

Chau Viva !

Lo temps s’aropa cada jorn
Lo vielh temps dei constipacions
Lo sèra rompe lo miegjorn
Dont duermon li revolucions

mauris
Mauris

L’aucèu-festin vendrá bensai
De Wichitá ò Barcelona
Mas crèsi qu’es ren qu’un pantais
Cau pas plorar la mieu pichona

Ai, chau viva ! Chau Viva !
Ò Mamanina !

Tu, vòs d’enfants per l’an que ven
Emé « de ròsas e de pans »
Escote-mi, ti vòli ben
Aspera ben es per deman

Lo tieu pantais es un mesclun
Paure colhon equilibrat
Per li carrieras l’i a degun
Que siam toi pròpi retirats

La Maria Joana dau canton
Ti sembla pròpi un soleu
E fa badar toi lu colhons
Que son jamai montats au sieu

E per aquí ve, tot es gris
Li anam toi lo cuo amar
Que lo borgés ti fa sentir
Mas cambarada es pas tròup tard

 

Adieu

Le temps s’effrite chaque jour
Le vieux temps des constipations
Le soir brise le Midi
L’oiseau festin viendra peut-être
De Wichita ou Barcelone
Mais je crois que ce n’est qu’un rêve
Il ne faut pas pleurer ma petite

Aï, Adieu, Adieu ò Mama Nina !

Tu veux des enfants pour l’an prochain
Avec « des roses et du pain »
Ecoute-moi, je t’aime
Attends un peu c’est pour demain
Ton rêve est une salade, pauvre couillon équilibré
Dans les rues il n’y a personne
Car nous sommes tous « retraités »

La Marie-Jeanne du coin
Ressemble vraiment à un soleil
Elle fait rêver tous les couillons
Qui ne sont jamais montés chez elle
Et par ici, regarde, tout est gris,
Nous allons tous le cul meurtri
Par le bourgeois
Mais camarade, il n’est pas trop tard

Ecoute un peu ce bruit
Qui monte doucement de ce côté
C’est la fanfare du matin
Nous voulons le pouvoir aux « simples »
Et par ici, regarde, tout est gris,
Nous allons tous le cul meurtri
Par le bourgeois
Mais camarade, il n’est pas trop tard

 

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