image Théâtre / Le journal de Grosse Patate

La compagnie Gorgomar, compagnie niçoise dont les domaines d’intervention sont le théâtre,  la marionnette, la musique, le cirque… a présenté la saison dernière au Théâtre National de Nice « Le journal de grosse patate », tiré du récit de Dominique Richard. Ce « Journal… » repasse au théâtre Alexandre III à Cannes dans le cadre de la manifestation « P’tits Cannes à You ». Je vous invite à ne pas le rater.

Aurélie Péglion et Emma Laurent dans Le Journal de Grosse Patate
Aurélie Péglion et Emma Laurent dans Le Journal de Grosse Patate

Grosse Patate, c’est le surnom qu’on lui donne, et ça parle tout seul. « C’est très embêtant d’aimer manger, parce que même en se cachant, ça finit toujours par se voir » Grosse Patate soliloque sur scène, accompagnée par l’homme en noir, qui lui fait raconter ses rêves. Elle évoque ses camarades de l’école, mais aussi sa vie de famille, la mort de sa mère… Parmi ses camarades il y a Rémi, alias « Rémilette », garçon efféminé que Grosse Patate est heureuse d’avoir pour bouc émissaire.

Il y a Rosemarie, son amie-ennemie, et Hubert, dont tout le monde est amoureux, elle-même, Rosemarie et Rémi. Après avoir fait la paix avec Rémi, celui-ci lui avoue qu’il est amoureux d’Hubert. Elle veut en parler à son père, qui évacue la question. Grosse Patate conseille alors à Rémi de se défendre. Celui-ci la prend au pied de la lettre, et invente une armée secrète, dans laquelle il est général, et Grosse Patate Sous-sous-général. Dans un des rêves de Grosse Patate, Rémi a une ombre de fille, hommage à la fameuse « Histoire de Julie qui avait une ombre de garçon » de Christian Bruel & Anne Bozellec. Rémi se sacrifie au football pour valoriser Hubert.

Un texte qui parle de l’amitié, l’amour, le deuil, la différence dans une langue drôle et inventive. Entrecoupé de « rêves », de « discours à la lune », Le Journal de Grosse Patate de Dominique Richard avance par fragments, scènes de vie (de classe, de jeu, de groupe) où prennent place les premières amitiés, les premières amours, les rejets et trahisons qui les accompagnent.

« Nous voulons parler de l’enfance, cette période de grâce entre insouciance et propension à la gravité. Nous voulons questionner nos rapports  à l’autre, et à la peur de l’inconnu. Avec à la clef les questions suivantes :  Qu’est ce que la norme ? Qu’est-ce que  l’étrangeté ?Tous les personnages ont une différence, ou une gêne. Un corps différent ou un comportement hors norme. Rémi est trop grand, et ne sait pas s’il aime les filles ou les garçons » (Note d’intention)

Pour l’avoir vu au TNN, dans ce spectacle, la compagnie Gorgomar fait plus que parler de l’enfance. Ce spectacle parle de nous, qui avons perdu quelque chose, une fois adultes devenus. Quoi ? Allez voir ce spectacle, vous le saurez…

Mise en scène : Thomas Garcia, Aurélie Péglion, musique : Thomas Garcia, création de marionnettes : Charlotte Libeau, scénographie et création lumières : Philippe Maurin

Jacques Barbarin

« Le journal de grosse patate »
26 et 27 octobre à 15h
Théâtre Alexandre III, 19, boulevard Alexandre III CANNES tél 04 93 94 33 44

 

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