image Cinéma / Les Sept Samouraïs reviennent sur grand écran

La reprise dans les salles et dans sa version intégrale remastérisée des Sept Samouraïs d’Akira Kurosawa est un événement*. Le chef d’œuvre du cinéaste japonais est une des œuvres majeures du septième art que les nouvelles générations de cinéphiles se doivent de découvrir sur grand écran…

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Daté de 1954 le film du grand cinéaste Japonais a remporté le Lion d’argent à la Mostra de Venise de la même année, mais il a été longtemps montré en salles dans les pays occidentaux dans une version écourtée de 90 Minutes, alors que la version intégrale que l’on (re)découvre aujourd’hui dans sa version restaurée, dure 200 Minutes ! Malgré ce handicap à l’époque, le succès du film est immédiat et le cinéma américain ne s’y trompe pas en reprenant la trame de l’histoire pour en faire un « remake », sous forme de western signé John Sturges Les Sept Mercenaires (1960) se déroulant au Mexique.

Le film de Kurosawa retrace une période de l’histoire du Japon Moyen-âgeux du XVIème siècle au cours de laquelle les seigneurs de la guerre régnaient en maîtres exploitant et spoliant les paysans. Ces derniers, refusant de continuer à vivre sous la contrainte vont faire appel pour défendre leur village du pillage, a des Ronins – des samouraïs sans maître à la recherche d’une cause noble – pour les défendre. Sept d’entre eux vont répondre a leur requête et c’est le récit de cette lutte d’indépendance que le film décrit.

7 samourais

Le récit va suivre à la fois chacun des Sept Samouraïs dont on découvrira les motivations et destinées personnelles, le rôle dans le combat et la cause qu’ils ont embrassée, en même temps que les rapports qui se tissent avec la population locale. Le cinéaste individualise magnifiquement ces moments qui sont vécus comme des moments de « cohésion » entre ces hommes et cette communauté, réunis dans un combat commun pour continuer à exister. Au-delà du thème central de l’entraide qui est au cœur, au travers du choix de ces Samouraïs qui sont d’une autre caste, c’est une véritable dimension sociale et d’une certaine fracture dans les barrières de classes, qu’Akira Kurosawa offre à son récit. Dans le rôle du Samouraï Kikuchiyo le comédien fidèle de Kurosawa, Toshiro Mifune, y fait merveille et connaîtra une carrière internationale.

Sans oublier les autres thèmes (le rapport entre disciple et maître, la violence et l’action, le réalisme…) que l’on retrouve en fil rouge dans toute sa filmographie. Les Sept Samouraïs est une œuvre magistrale à tous points de vue, qui offre une vision fusionnelle où la tragédie et l’épique se côtoient, en même temps que la réflexion sur l’héroïsme, la violence et l’action qui se traduisent par la forme d’une chorégraphie à la dimension réaliste, rythmée par un montage époustouflant. Magnifique fresque historique et film de sabre dont la beauté visuelle est inégalable. Près de Soixante ans après sa sortie, sa modernité est restée intacte.

Etienne Ballérini

*A Nice le film sera projeté au cinéma Le Rialto

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